16-09-2017 07:00 - Mauritanie: Ould Abdelaziz très critiqué sur les pratiques d’esclavage

Mauritanie: Ould Abdelaziz très critiqué sur les pratiques d’esclavage

Sahel Intelligence - Près de quatre décennies après avoir officiellement aboli l’esclavage, la Mauritanie n’arrive pourtant pas à se débarrasser de cette pratique infamante qui éclabousse aujourd’hui le régime du président Mohamed Ould Abdelaziz, dénoncé par des militants anti-esclavagistes américains, dont une délégation a été refoulée dernièrement à son arrivée à l’aéroport de Nouakchott.

La délégation américaine, comprenant notamment le fils du dirigeant noir Jessie Jackson, s’était rendue en Mauritanie à l’invitation de SOS Esclave Mauritanie. Les militants américains voulaient rencontrer des abolitionnistes mauritaniens, mais demandaient aussi à écouter les autorités locales pour s’informer sur les survivances de l’esclavage dans le pays.

Nouakchott a toutefois vite fait de les accuser d’agir «contre les lois mauritaniennes». Des accusations rejetées par Biram Dah Abeid, le président de l’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie.

Ce dernier dénonce l’attitude du gouvernement de Mohamed Ould Abdelaziz, accusant le pouvoir mauritanien de se soustraire à ses responsabilités. Biram Dah Abeid a même révélé que les noms des responsables de pratiques de l’esclavage ont été communiqués aux autorités mauritaniennes.

Mais cela n’a servi à rien car ils bénéficient de la protection de ces mêmes autorités, s’est désolé le militant abolitionniste. Une victime de l’esclavage a donné des détails sur les abus qu’elle a subis en Mauritanie avant de trouver refuge au Sénégal voisin.

L’attitude de Nouakchott n’a pas été appréciée par les américains, dont l’ambassadeur en Mauritanie, Larry André, a dit que le refus de Nouakchott est « difficile à comprendre…».

Bien que l’esclavage soit officiellement aboli en Mauritanie depuis 1981, les pratiques d’asservissement existent encore dans le pays, et sont pratiquées par les Bidanes (blancs) contre les noirs du pays.



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Commentaires (5)

  • bleil (H) 16/09/2017 20:54 X

    La stratégie de l'opposition démocratique depuis 1992 est assez limpide: se débarrasser des militaires au pouvoir … quand on est hostile à l’élite du pays ne vous étonnez pas qu’elle vous la rende la monnaie ! Le problème de cette opposition désespérée est celui du pays ; le vizir du moment, la nomenklatura militaire et ses parents prennent les gros lots avec de la pitance aux flagorneurs du PRDS/PRDR/UPR. Le fait de ne pas être sur les rails du développement socio-économique le GRIM renforce les tares sociales et aggrave la situation des démunis. La mauvaise gouvernance actuelle indique un bilan catastrophique de la gestion publique du président Aziz et de son GRIM… une écrasante majorité de Mauritaniens en a marre du pouvoir de Aziz et de ses sbires et fera le nécessaire pour en finir … la nature a horreur du vide. Le Printemps arabe a tout juste pointé du doigt vers des dirigeants tellement médiocres, corrompus, sans stratégie politique autre que celle de maintenir leur pouvoir tribal … Et ces idiots vont disparaître un à un sans gloire, faute d’avoir compris ...

  • abouth (H) 16/09/2017 19:52 X

    ... hostiles...

  • Le coq (H) 16/09/2017 14:47 X

    Qu'il soit le fils de Trump.Maintenant tous les noirs sont des esclaves (***)?

  • Socrateplaton (H) 16/09/2017 10:53 X

    Aziz est un dictateur et un opportuniste. Il protège les esclavagistes mauritaniens parce qu'ils constituent aujourd'hui son seul soutien au moment où il est assailli de partout par les forces démocratiques et les militants des droits de l'homme.

  • abouth (H) 16/09/2017 07:44 X

    La stratégie de l'opposition vocale mauritanienne est désormais limpide: corruption tous azimuts (20000 UM font souvent l'affaire!) des organes de presse discrétionnaires, pour susciter des textes (et des photos, comme ici!), hostile au président de la république et la majorité, avec une rediffusion garantie sur Cridem!... Le problème de cette opposition désespérée est insurmontable, car en voulant user du levier de la corruption éditoriale, comme outil de propagande politique, on se décrédibilise davantage à chaque article suscité par la corruption, car les lecteurs savent lire... entre les lignes. D'autre part, trop de communication tue la communication; il y' a surtout le fait que le bilan de gestion publique du président Aziz est si brillant et convainquant pour une écrasante majorité de Mauritaniens, qu'il faut autre chose que des textes diffamatoires et médiocres, obtenus par la corruption avérée, pour impacter la popularité du président... Cela me rappelle le Printemps arabe: les opposants avaient parié sur les manifestations de rue perlées, ils ont manifesté, manifesté, manifesté jusqu'à l'usure totale de leur sandale; voyant que cela ne rimait à rien, ils avaient décidé, de leur propre gr/e, un beau jour, de mettre un point final à leurs défilés ridicules et absurdes, faute de ... manifestants! C'est le même syndrome qui attend la série d'articles suscités par la corruption et republi/es sur Cridem, une fin sans gloire, faute de sens, d'effets, d'inspiration et de "fric"!!...