30-09-2017 19:00 - Une conférence de presse sur les droits de l'homme en Mauritanie interdite à Dakar

Une conférence de presse sur les droits de l'homme en Mauritanie interdite à Dakar

Atlasinfo - Une conférence de presse sur la situation des droits de l'Homme en Mauritanie qui devait se tenir samedi à Dakar a été "empêchée" par les autorités sénégalaises, ont dénoncé les ONG organisatrices, dont Amnesty international.

La conférence de presse devait évoquer la "grave crise politique et sociale en Mauritanie" et les "maux dont souffre le pays", parmi lesquels "l'esclavage, le racisme, la corruption généralisée et la répression brutale", affirme un communiqué signé par Amnesty, l'ONG anti-esclavagiste en Mauritanie Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) ou encore la Ligue sénégalaise des droits de l'Homme.

Mais elle "n'aura finalement pas lieu à la date et à l'endroit initialement retenus" --un hôtel de Dakar--, "les autorités mauritaniennes et sénégalaise n'y étant pas favorables", ont expliqué samedi ces ONG.

Un porte-parole du gouvernement sénégalais n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces allégations.

"Nous regrettons la décision qui a été prise par les autorités sénégalaises, mais comme chacun sait, le Sénégal est un grand pays démocratique et une grande terre d'accueil pour tous les opprimés africains", a déclaré à l'AFP l'avocat français William Bourdon, qui devait intervenir lors de cette conférence de presse.

"L'expression de tous les acteurs démocratiques mauritaniens et de tous ceux qui les soutiennent se poursuivra évidemment", a-t-il ajouté depuis Dakar, en assurant qu'une conférence de presse se tiendrait "prochainement, à une date et un lieu qui seront communiqués très rapidement".

"L'amplification et l'aggravation de la répression en Mauritanie exigent évidemment une amplification de l'expression de tout ceux qui sont attachés au retour à l'Etat de droit et de la démocratie en Mauritanie", a ajouté Me Bourdon, qui préside l'association anti-corruption Sherpa et fait partie de l'équipe des avocats de deux opposants au régime du président mauritanien Ould Abdel Aziz visés par un mandat d'arrêt international.

Le chef de l'Etat mauritanien a entamé un bras de fer avec des sénateurs qui s'étaient opposés à son projet de réforme de la Constitution, finalement adopté début août lors d'un référendum boycotté par une partie de l'opposition.

Le sénateur meneur de la fronde, Mohamed Ould Ghadda, a été arrêté et inculpé en août. Le régime l'accuse de "corruption", assurant qu'il a reçu de l'argent des deux opposants, deux hommes d'affaires vivant au Maroc. Douze autres sénateurs, quatre journalistes et deux syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette affaire.

Le Sénégal entretient des relations délicates avec son voisin mauritanien, Nouakchott accusant les pêcheurs artisanaux de Saint-Louis (nord du Sénégal) de violer régulièrement son espace maritime.

Les gardes-côtes mauritaniens ont interpelé jeudi une trentaine de ces pêcheurs, dont la moitié a été emmenée à Nouakchott pour audition, rapportait vendredi la presse mauritanienne.

AFP



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Commentaires (6)

  • rasshmar (H) 01/10/2017 14:05 X

    William Bourdon a créé Sherpa avec 2 casquettes et arborant toujours une robe d’avocat : 1/ Mercenaire très grassement payé pour s’attaquer à un Chef d’Etat commandité par ses ennemis. 2/ Maitre chanteur d’un Chef d’Etat en lui faisant parvenir une menace du genre : « Remettez moi X millions cash en € ou je fais un malheur ! ». Tout le monde aura noté qu’il ne s’adresse sélectivement qu’aux africains. Les européens et particulièrement ses compatriotes qui écument bon nombre de leurs anciennes colonies, sont épargnés.

  • maham68 (H) 01/10/2017 00:21 X

    Ces nouveaux colons faux samaritains de la bonne gouvernance nourris et entretenus par un fossoyeur de la Mauritanie qui se fait passer pour Salomon ne trompent plus personne en Afrique Celui qui ne leur file pas de l'oseille est accusé de tous les noms d'oiseaux

  • jakuza (H) 30/09/2017 19:46 X

    Me Bourdon, respectez-vous, respectez-nous! Nous savons pourquoi vous ramez mais la côte est encore très loin pour vous avec le possible lien terroriste qu'établira Bruguière!

  • jakuza (H) 30/09/2017 19:43 X

    Qui paie ces mercenaires? L'argent tracé parlera!

  • abarry45 (H) 30/09/2017 19:35 X

    Le Sénégal commence à comprendre que ces fossoyeurs de Mauritanie qui fuient à chaque fois les élections sont d3s personnes véhiculant de fausses infos pour s enrichir et tromper la communauté internationale Demandez à Biram Dah comment a t il faut pour financer son Haj Ceux qui se retournent contre le pays et le peuple pour critiquer leur pays sont démasqués On dit " le mensonge prend l ascenseur alors que la vérité l escalier " tôt ou tard la vérité triomphera Le Sénégal a compris que ces prêcheurs de haine et de violence ne sont pas là pour la stabilité de la Mauritanie en particulier et de la sous région en général Les vrais opposants sont en Mauritanie ce ne sont pas des rapaces qui vont chercher des financements au Maroc ou en Côté d ivoire

  • juif53 (H) 30/09/2017 19:05 X

    Il faut tout simplement nationaliser le métier de boutiquier au Sénégal.Et le reste suivra. .