23-08-2022 23:20 - La Chine annonce l'annulation de 23 prêts contractés par des pays africains

La Chine annonce l'annulation de 23 prêts contractés par des pays africains

RFI Afrique - À l'occasion d'une réunion de coordination de la coopération sino-africaine le 18 août dernier, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a rappelé les engagements de la Chine sur le continent, et loué les secteurs de la coopération avec l'Afrique tels que la santé, l'énergie ou la sécurité alimentaire.

Le ministre a également annoncé l'annulation de 23 prêts contractés par 17 pays du continent. Ces prêts étaient arrivés à échéance à la fin de l'année 2021. La Chine a décidé tout simplement de les annuler.

Aucune précision n'est délivrée, ni sur les montants, ni au sujet des pays concernés par cette annulation de dettes.

La Chine s'était déjà engagée, par le passé, à des opérations de restructuration de dettes, au Congo, en Angola ou encore dernièrement en Zambie.

Face à l'incapacité des États à rembourser, c'est un geste symbolique de la part de Pékin, estime le chercheur Thierry Vircoulon.

Ces opérations de restructuration pourraient être de quelques milliards, un réel appel d'air pour les États concernés par ces dettes.

Une somme cependant modeste pour la Chine, comparée à ses investissements globaux sur le continent. Les créances totales sont évaluées à 150 milliards de dollars depuis le début des années 2000.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken, en déplacement en Afrique, a insisté sur ce « piège de la dette » ; 30% de la dette publique africaine appartiendrait à la Chine, aujourd'hui devenue l'un des plus gros créanciers du continent, notamment dans des pays comme Djibouti, la Guinée ou le Cameroun.

Cependant, une étude récente pointe le fait que les créanciers privés occidentaux prennent une part de plus en plus importante. Un sujet d'inquiétude, selon certains analystes.

D'autres estiment la menace politique de ces créanciers privés moins importante que celle de la Chine, qui peut y trouver un levier politique.



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Source : RFI Afrique
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Commentaires (2)

  • Buwuelm (H) 24/08/2022 12:17 X

    Revenant sur ma décision d’hier : « Guidimakha : possible parution de la rage », je ne peux m’empêcher d’apporter ma modeste contribution à votre remarque. Si vous vous limitez à cette analyse, votre raisonnement est juste. Seulement, les mots ont leur importance, et le terme : « contractés » change tout. Annuler un prêt consenti (c.-à-d. contracté et reçu par une autre partie), et annuler une dette, c’est kif-kif. Vous avez bien vu, en disant que : « Annuler des prêts et annuler une (des) dette(s) font deux ».

  • Belle Plume (H) 24/08/2022 01:02 X

    Ce texte porte à équivoque. Annuler des prêts et annuler une dette font deux. La première expression laisse croire que la Chine renonce plutôt à accorder les prêts.