24-06-2026 18:00 - Politique : la majorité se dit prête à un dialogue « responsable et inclusif »

Politique : la majorité  se dit prête à un dialogue « responsable et inclusif »

LA DÉPÊCHE - Les partis de la majorité présidentielle ont réaffirmé leur engagement en faveur du dialogue national, se déclarant disposés à participer à des discussions « sérieuses, responsables et inclusives », sans exclusion d’aucune composante politique ni restriction préalable des thèmes à aborder.

Réunis mardi au siège du parti au pouvoir, El Insaf, les responsables des formations soutenant le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont renouvelé leur adhésion à l’initiative de dialogue lancée par le chef de l’État, qu’ils considèrent comme un cadre privilégié pour renforcer la concertation politique et consolider le consensus national.

À l’issue de cette réunion, la coordination des partis de la majorité a annoncé avoir adopté une réponse commune au document de référence soumis par le coordinateur du dialogue national, Moussa Fall.

Selon un communiqué, ce texte a été enrichi par les observations et propositions formulées par les différentes composantes de la majorité afin d’exprimer une position unifiée sur les modalités du futur dialogue.

Les participants ont également confié au président du parti El Insaf et ancien Premier ministre, Mohamed Ould Bilal, la mission de signer ce document au nom de l’ensemble de la majorité et de le transmettre officiellement au coordinateur du dialogue.

La rencontre a notamment permis de poursuivre l’examen du document intitulé « Guide de référence pour l’organisation du dialogue », qui sert de base aux consultations en cours. Les échanges ont porté sur les mécanismes proposés et les orientations générales du processus, dans le prolongement des travaux engagés lors de la précédente réunion.

Pour la majorité, cette démarche doit contribuer à créer les conditions d’un large consensus politique et offrir un cadre propice à l’examen des différentes questions nationales, dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel et de préservation de l’intérêt supérieur du pays.

(avec alakhbar)





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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 24/06/2026 21:42 X

    Point des actualités sur le projet de 3ᵉ mandat présidentiel dans un pays africain dont la constitution en prévoit deux.

    1) Côté construction de la légitimation du projet : le premier round a permis de distinguer les opposants fermes au 3ᵉ mandat. Reste le classique grand nombre d'hésitants : celui des "Non au 3ᵉ mandat sauf si", des "je ne m'exprime pas encore", des "Oui, si j'obtiens quelque chose", etc. 2ᵉ round : Le parti du pouvoir poursuit imperturbablement le travail "du dialogue" pour déplacer "l'opinion de l'entre-deux politique" vers l'acceptation d'un 3ᵉ mandat. Tout en habituant à l’idée, par des appels individuels favorables de la part de petits élus, de notabilités diverses et d'acteurs de communication.

    Cela s'ajoute à des actions concrètes : 30 millions d'euros environ pour le passif toucouleur et autant pour le chèque alimentaire social. Au plan sécuritaire : libération d'assassins djihadistes repentis et maintien "juridiste" strict de la peine de 2 députées mal polies de l'opposition.

    2) Côté déconstruction de la légitimation du 3ᵉ mandat : Concrètement, on remarque une manifestation réussie le 10 mai 2026 – un essai de projet de loi déposé par un député pour pénaliser le 3ᵉ mandat. Loi n'ayant aucune chance d'être votée. Pour le reste, du blabla sur les grands principes, constitutionnaliste ou les libertés publiques ou les difficultés économiques de la population.

    3) Du côté des inclassables : charge contre une figure du pouvoir religieux (cheikh Deddew) pour des motifs quasi normaux dans le pays : de supposés détournements d'argent à l'occasion d'une collecte de fonds pour Gaza.

    Le principal parti d'opposition, Tawassoul, est concerné, car le cheikh est aussi une figure importante pour cette sensibilité-là. Néanmoins, le cheikh est aussi partie prenante du pouvoir établi depuis 20 ans. Tout en représentant un enjeu pour les luttes entre la sécularisation et la résistance à la désislamisation du pouvoir et de la société.