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Arraisonnement de leur matériel de pêche en Mauritanie
En temps normal, ces braves jeunes peuvent rester des semaines, voire des mois en haute mer, à la recherche de poissons et autres produits halieutiques. Portant la parole des populations de Guet Ndar, le sexagénaire Djibril Guèye, exige la restitution de ce matériel aux ayant-droit pour que «ces derniers puissent décemment gagner leur vie».
Selon ce dernier, «il y a 154 embarcations, autant de moteurs et autant de chaînes tournantes qui sont entre les mains des autorités mauritaniennes pour des infractions commises par nos parents pêcheurs de Guet Ndar,
dans les eaux territoriales de la Mauritanie», martèle-t-il.
Par ailleurs, il se dit optimiste par rapport à ce dossier. Car «comme une ère nouvelle est en train de souffler entre le Sénégal et la Mauritanie, nous osons espérer que ce début de dégel permettra aux populations guet-ndariennes de recevoir, dans un délai plus ou moins rapproché, ce matériel qui lui est cher pour leur permettre de vivre décemment des produits de la pêche», lâche-t-il.
Estimé entre 300 et 500 millions de francs Cfa, ce matériel de pêche arraisonné en Mauritanie est, selon lui, un pactole assez intéressant. C’est dans ce sillage qu’ils demandent la bienveillance du gouvernement mauritanien. Une opportunité pour ces pêcheurs de souligner, aussi à l’endroit du nouveau gouvernement en place au Sénégal, qu’ils espèrent une prise en considération de leurs préoccupations pour leur permettre de mener normalement leur travail.
Néné Jupiter Ndiaye (Correspondante)