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A propos du périmètre de Tiofol (commune de Ould Birome dans l’arrondissement de Dar El Barka)
Ce projet a eu raison d’espèces arboricoles rares et d’arbres centenaires. Des ressources compilées à travers les âges de la façon que seule la nature sait le faire. Aucun investissement public ou privé, si important soit-il, ne peut prétendre réparer les dégâts causés à ces ressources.
Quelques années après la réalisation de cette entreprise, outre quelques employés mal rémunérés dont le statut s’apparente aux domestiques plus qu’à autre chose, l’impact social est nul. Les campagnes agricoles sont improductives. Les paysans qui triment à longueur de journée voient passer, sans en profiter, de nombreux engins. Ce qui ajoute à l’amertume générale qui ne cesse de monter. Malgré cela, les terres mise en valeur ne constituent même pas la moitié de la concession. Le reste des terres sert de zones de transhumance au cheptel du patron.
Non content de la chance terrible qu’il a eue en exploitant judicieusement son projet, M. Diop enfonce le clou, s’adonne à la provocation en décidant d’aménager une surface supplémentaire de 70 ha. Les populations riveraines du site, toutes sensibilités confondues, n’entendent pas se faire avoir une seconde fois. Par une réunion des représentants des communautés voisines (Tiofol,Olologa 1 et 2, Darsssalam, Zawaya) de 44 participants, tenue le 13 courant à Tiofol, à quelques 500 m du projet, les populations décident de s’opposer à ce nouveau projet qui, à leurs yeux, comporte un fort relent de spéculation ».
Moussa Ould Samba N’Diaye dit qu’ « à cet effet les participants ont convenu d’un certain nombre de modalités à savoir : Informer l’administration locale par une plainte adressée au Hakem de Boghé ; écrire à l’intéressé en le suppliant de renoncer à cette extension qui pourrait engendrer des conséquences graves ; inviter les employés à ne pas s’aventurer sur le site de l’extension ; surveiller continuellement le site destiné à l’extension ; désigner un comité de gestion de cette question qui s’est mise à l’œuvre de suite ».
Ces propos du responsable de l’Ong ARDE relèvent de la mauvaise foi. Il aurait pris la peine de s’informer sur les conditions d’acquisition de ces concessions rurales, sans doute qu’il éviterait de faire des sorties insultantes contre la personne du Commissaire divisionnaire
Diop Ibrahima dont il tente de ternir l’image sans raison apparente que celle de nuire. Surtout que l’homme est accessible et ouvert. Les populations de la zone et même au-delà ne vous diront pas le contraire. Ce qu’il y’a à dire de tout cela et il est bon que Moussa Ould Samba N’Diaye le sache, bien qu’il ne l’ignore pas d’ailleurs, c’est que les concessions rurales provisoires d’une superficie de 30 ha chacune soit 60 ha, ont été achetées à deux compatriotes Mauritaniens comme lui, qui avaient leurs autorisations d’exploiter respectivement n° 35/WB/A et n° 36/WB/A en date du 9 mai 1997.
Cela suivant le procès-verbal de la commission nationale d’examen des demandes de concessions rurales en date du 13 mai 2011 qui a donné une suite favorable pour l’octroi de 7 concessions rurales d’une superficie totale de 1789 ha dans la commune de Ould Birome. Je précise que parmi les membres de cette commission figure le Directeur de l’environnement. Je suppose que Moussa Ould Samba N’Diaye ne l’ignore pas. Mais, fait curieux, de toute cette superficie localisée dans la même commune, il n’y a que les 60 ha du commissaire Diop Ibrahima qui attirent son attention. Triste comédie qui oblige à s’interroger sur l’opportunité de son article au vitriol.
Pour qui roule le sulfureux président de l’Ong ARDE en essayant d’impliquer les populations de la zone alors qu’elles ignorent totalement ses activités subversives à l’encontre du projet et plus particulièrement à l’encontre de l’officier supérieur de police à la retraite ? Autre fait troublant encore, son manuscrit rédigé entre quatre murs sur papier blanc en deux pages, listant 46 personnes qui n’ont jamais signé le document adressé à M. Diop Ibrahima.
Mais cette lettre faite de menaces à peine voilées, prête à sourire pour qui connaît la personnalité du président de l’Ong ARDE. Selon les renseignements recueillis au niveau du village de Tiofol situé effectivement à environ 500 m du périmètre de M. Diop, seul 5 personnes sont à l’origine de tout ce boucan. Outre Moussa Ould Samba N’Diaye et Souleymane Diouldé N’Diaye les principaux meneurs, il y’a aussi Hadji Isma Bâ, Abdoul Isma Bâ et Sabaar Diop qui sont venus les renforcer. Parmi ces cinq individus l’un d’eux était connu pour ses activités illicites de coupes d’arbres pour son commerce lucratif de charbon de bois.
Une activité dans laquelle il a fait fortune qui lui a permis de se taper un troupeau de bovidés, un grand commerce de marchandises et un car de transport. Voilà pourquoi il s’agite en ce moment contre ce projet et la personne de
Diop Ibrahima . Parce qu’il ne veut voir personne à côté de sa source d’enrichissement, surtout pas ces périmètres. Dommage qu’une organisation non gouvernementale s’acoquine avec un affairiste véreux au détriment des intérêts locaux des populations qui aspirent à des conditions de vie décentes.
Et ce projet du Commissaire Diop Ibrahima a un impact certain pour les populations de la localité contrairement aux allégations de Moussa Ould Samba N’Diaye. Sauf mauvaise foi de sa part, il peut reconnaître au moins que par rapport au retard pris sur le calendrier cultural, les paysans des environs ont dû faire recours au périmètre du Commissaire Diop Ibrahima pour prendre de sa pépinière de riz pour pouvoir repiquer leurs parcelles. Si mes informations sont exactes, M. le président de l’Ong ARDE a fait de même.
C’est tout à son honneur d’ailleurs, bien qu’il tente de tourner au ridicule l’impact du projet sur les populations, du moment qu’il rattrape comme les paysans le mois de retard perdu sur le calendrier cultural. S’agissant des salaires et autres avantages tirés de ce projet qui emploie beaucoup de gens, M. Moussa Ould Samba N’Diaye dit des contrevérités facilement vérifiable sur le terrain puisque les employés ne sont pas fictifs. Ils travaillent à plein temps et sont accessibles pour répondre à ce sujet.
Cela dit, Commissaire
Diop Ibrahima est connu pour son sérieux, sa probité et son patriotisme. Il a terminé sa carrière la tête haute. Il a été maintenu en 2009 et 2010 alors qu’il devait aller à la retraite en 2008. C’est une première dans la police. Il n’y a jamais eu de précédent. C’est dire tout l’honneur qu’il a fait au corps et continue de jouir de l’estime de ses collègues et de la haute hiérarchie policière.
Mieux, après cette dernière date, il a été choisi par le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, et cinq autres officiers supérieurs de l’armée, la gendarmerie, la garde nationale et la police pour constituer un comité national de coordination des activités des sociétés impliquées dans la gestion de la sécurité privée. C’est dire que vouloir le traîner dans la boue n’est pas digne de Moussa Ould Samba N’Diaye. Surtout de la part d’un responsable d’Ong qui devrait s’interdire les écarts de langage.
Moussa Diop