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‘Pêcheries artisanales, côtières et cèphalopodières en Mauritanie : Forte demande pour une ...
A l’ouverture de la conférence, Eghdavna Ould Eyih, ministre des pèches et de l’économie maritime, a indiqué que le sous-secteur de la pêche artisanale et côtière constitue une activité d’une grande importance socio-économique.
C’est un secteur qui fait vivre directement environ 40.000 familles, a dit le ministre.
Sa production annuelle est de 200.000 tonnes pour une valeur de près de 30 milliards d’ouguiyas, a ajouté Ould Eyih. Le sous-secteur contribue de façon significative la sécurité alimentaire des populations.
Cette production est assurée par une flotte diversifiée, composée de plus de 5000 navires de pêche artisanale et plus de 150 bateaux de pêche côtière, a souligné le ministre.
‘ Cependant, les fondements de cette pêche restent fragiles. C’est pourquoi notre département s’est fixé comme objectifs la bonne gestion, la durabilité et la rentabilité’, a conclu le ministre.
Tout récemment, le ministère des pêches a adopté, dans un cadre concerté, un plan de gestion de la pêche côtière et artisanale . Ce plan encourage la diversification par la mise en exploitation d’espèces peu ou pas exploitées : sardinelle plate, sardine, rouget, concombre de mer, cymbium , praires…
Quand à Mbarek Ould Soueilim , directeur de l’IMROP , il a indiqué que suite au départ des cèphalopodiers européens , le partage de la ressource entre segment industriel national et pèche artisanale et côtière , devient une question centrale.
Au nom de directeur de la coopération espagnole, Antonio Aguilar Travieso , consul d’Espagne à Nouadhibou , est revenu sur les relations privilégiés qu’entretiennent l’Espagne et la Mauritanie.
Le consul a rappelé que l’aide annuelle de l’Espagne à la Mauritanie s’élève en moyenne à 25 millions d’euros, tous secteurs et intervenants confondus.
Le consul a précisé qu’actuellement son pays est en train d’investir plus de 29 millions d’euros dans le secteur des pêches à travers 5 projets. L’un des projets est l’extension du port industriel de Nouadhibou pour un montant de 19,8 millions d’euros.
Mariam Mahamat Nour , représentante du FAO , a , quand à elle , évoque l’importance que son organise attache au développement des pèches : ‘ Lors de sa 27 ème session , tenue a Rome du 5 au 9 mars 2007 , le comité des pêches du FAO (COFI ) a réitéré l’importance d’accorder une attention accrue aux pèches artisanales et d’allouer d’avantage de ressources en appui à ce secteur’.
La première journèe de cette conference internationale a connu plusieurs ratés : retard considérable sur l’horaire , dépassement du nombre de participants , restauration à quantité très insuffisante.
‘ Nous avons déjeuné à 16 heures. Et ils voulaient nous faire retourner dans la salle. On n’avait plus la tète à ça’, se désole ce participant.
Un autre tempête : ‘ Beaucoup d’entre nous n’ont pas déjeuné car la commande était en quantité insuffisante’.
Un autre encore : ‘ Imaginez que tout le personnel de l’IMROP était dans l’organisation. On ne sait pas qui fait quoi. C’est la pagaille’.
L’IMROP , qui a l’habitude d’organiser de grands événements , doit rectifier le tir.
La Voix de Nouadhibou