Cridem

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12-12-2012

19:15

Combien de temps faudra-il encore pour le CSA pour continuer à leurrer le président ?

Le Commissaire à la sécurité alimentaire s’adonne actuellement à une vaste campagne de promotion des interventions de son organisme auprès des familles démunies des wilayas de l’intérieur du pays.

Mais, comme l’apparence est souvent trompeuse, il s’agit de visites à vocation implicite, organisées à l’intérieur du pays pour faire la propagande de quelques contrevérités, en faisant croire à l’opinion qu’il s’agit de la supervision d’opération de distributions de denrées alimentaires aux populations nécessiteuses.

Un leurre qui fonctionne relativement bien puisque certains médias complices sont associés à cette machination pour dresser un tableau reluisant des actions du CSA, alors que ce sont uniquement ses responsables qui tirent les dividendes de ces interventions suspectes.

C’est dans ce cadre de ce trompe-l’œil, que le commissaire sillonne les wilayas de l’intérieur du pays pour parler devant les populations et à travers les cameras de distribution de dizaines de tonnes de produits alimentaires, de création d’AGR au profit des habitants autochtones …etc.

Mais la vérité amère ne tarde pas à resurgir, faisant apparaître les visages hideux de cette comédie, montrant que ce ne sont pas les beaux discours qui mettent fin aux souffrances des populations, alors que le président a régulièrement insisté pour dire que l’objectif du programme Emel 2012 est de lutter contre la pauvreté et d’ aider les citoyens à travers l’amélioration de leurs conditions de vie par l’accès aux denrées alimentaires à bon marché.

Du coup, le commissaire à la sécurité alimentaire continue de jouer dans l’impunité son jeu malsain de duperie des citoyens et du Président de la République, sans qu’il fasse l’objet d’une mise en garde de la part du gouvernement, notamment du Premier ministre qui n’a pas levé le petit doigt pour arrêter l’épuisement des réserves du CSA.

L’ancien président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi avait bien raison de limoger Ould Leilla et de l’éloigner des centres de décision de la responsabilité, du fait de sa conviction qu’il n’est pas habilité pour la mission de gestion saine de la chose publique. Autant s’interroger aujourd’hui si Ould Abdel Aziz prendra conscience de cette vérité.


 


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