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Secteur des pèches / pour une solution négociée
Avant de commencer, je voudrais rappeler à mes lecteurs que je fais partie des marins débarqués, et je ne sais si mon bateau va revenir et s’il revient quel sera son consignataire ?
Ceci dit, bien que notre but est de défendre les droits des marins, nous appuyons et soutenons toute lutte pacifique qu’ils mènent pour le recouvrement de ces droits, mais nous restons tout de même opposés à des doléances qui ne sont pas légitimes basées sur les lois et conventions qui sont la seule arme qui peut convaincre le partenaire.
Ceci étant, depuis la faillite de la défunte MAUSOV (Mauritano-Soviétique) qui avait le monopole des navires, le système appliqué pour la priorité est définie comme suit:
- L’équipage d’un navire qui était en activité dans la zone gardera sa priorité durant 2 ans après sa sortie de la ZEE (Zone Exclusive Mauritanienne) sous condition qu’il revienne et portant le même nom à son même consignataire.
- Si le changement du consignataire survient durant la période de son activité sans qu’il ait quitté la ZEE de Mauritanie.
- Par contre, si le même navire change de consignataire après sa sortie de la zone, l’équipage en question perdra sa priorité, même s’il porte le même nom ou sous un autre nom.
Pour preuves à l’appui :
Tous les navires portant pavillon Russe qui pêchent dans nos eaux territoriales depuis la faillite de la MAUSOV sont ceux sur lesquels des centaines de nos confrères ont été embarqués depuis 1982 jusqu’à 1993 (tels que le CAOUGUIRY, Le MISSA etc…), et nous savons qu’ils avaient jusqu’au mois d’Août 2012 à leur bord d’autres équipages et ce suite au changement de consignataire et pourtant, ils n’avaient pas contesté, ni manifesté leur mécontentement, sans parler du cas des marins de la BCDP, il n’y a même pas cinq mois.
Pour dire aujourd’hui, que cette opiniâtreté sur la DRP, et les agglomérations devant la Wilaya sont des actes de mauvaise foi et contraire aux conventions appliquées depuis plusieurs années, dont plusieurs ont été victimes.
Contrairement à cela, nous devons chercher un consensus surtout au niveau de l’administration qui était à l’origine de cette situation pour trouver une solution négociée qui gardera la priorité aux marins débarqués, et en même temps savoir que nous avons plusieurs autres marins en attente d’embarquement à qui il faut trouver une issue.
Il est à vous rappeler que nous avons d’autres problèmes et doléances prioritaires à poser pour le bien de notre avenir, afin que nous ne tombions pas dans les erreurs du passé dont le dernier datait du mois d’août 2012, dont particulièrement :
- Finalisation de la Convention Collective des Gens de Mer.
- L’avenir de notre emploi qui reste précaire
- L’acquisition d’une flotte nationale : Pélagique à côté de celle de fond.
- La transparence dans l’embarquement, surtout le quota des armateurs
- L’Elaboration des contrats à venir
- La construction des usines de transformations à terre.
- L’application stricte des lois et règlements en vigueur garant de nos droits et surtout :
- Conventionner la caution bancaire : C’est dire l’idée ingénieuse prise par le Wali et le DRP qui est (l’obtention des cautions bancaires égales ou supérieures sous tirées des comptes des armements pour régler les décomptes des droits des marins en cas de licenciement),pour la simple raison que celle-ci nous a évité de faire recours aux tribunaux et vous savez ce que cela veut dire…
En conclusion, vu notre attachement à la réussite de cette nouvelle politique de pêche, nous faisons appel à la ferveur et à l’esprit patriotique de tous, afin que nous cherchons coûte que coûte à converger nos idées pour aboutir à des solutions qui conviennent à toutes les parties et que le principe du respect des règles établies d’un commun accord soit fondé sur le partenariat, la bonne foi, surtout les engagements pris.
Espérons que cette année apportera le bonheur, la prospérité et tout le succès, et qu’elle soit sanctionnée par des résultats concrets respectant le droit commun, nous souhaitons à tous, une bonne année et bonne réussite dans l’avenir.
Pour la SPDDM.
Hamada Ould Nafa à Nouadhibou