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09-05-2014

14:48

Vers une validation du projet de loi relatif à la santé sexuelle et reproductive en Mauritanie

Biladi - Des leaders religieux, des parlementaires, des professeurs d’université sont en conclave, depuis lundi 5 mai, au centre de formation de Bac-santé, à Nouakchott dans un atelier de validation du projet de loi relatif à la santé sexuelle et reproductive en Mauritanie.

Réuni sous l’égide de l’ONG Stop Sida, en collaboration avec l’UNFPA, le programme national de la santé de la reproduction, ce panel constitué également des Imams, de responsables des ministères de la santé, de la justice, des Affaires Sociales, de l’Enfance.

Et de la famille et de l’Orientation Islamique, de dirigeants des Organisations de la Société civile intervenant dans le domaine de la santé de la reproduction.

Les participants aborderont deux jours durant le projet de loi relatif à la santé sexuelle et de la reproduction en Mauritanie en prenant en considération l’aspect juridique. L’environnement juridique de la santé de la reproduction en Mauritanie commence à évoluer.

Depuis quelques années, des acquis importants ont été notés en Mauritanie dans le domaine de la santé. Ces derniers ont permis notamment de redéfinir une nouvelle politique juridique de santé prenant en compte la santé de la reproduction. Le droit de la santé de la reproduction s’appuie sur les instruments internationaux et des déclarations relatifs aux droits de l’homme qui reconnaissent à tout être humain le droit de posséder le meilleur état de santé possible.

La Mauritanie reconnaît certains droits en matière de santé de la reproduction dans des législations nationales, notamment la Constitution, le code du statut personnel, et le code pénal. Mais cet éparpillement des textes ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble claire pour bien appréhender les problèmes qu’elle pose.

Le présent projet de loi préconise l‘élargissement du champ d‘application avec l’édification d‘un cadre juridique adéquat pour son organisation et la prise en compte des aspects relatifs à la «Famille et Promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive ».

Certains aspects du droit positif mauritanien ont des conséquences directes avec les programmes de la santé de la reproduction : accès aux soins, mariage précoce, grossesse précoce et contraception, interruption de grossesse, VIH/SIDA et autres MST, intégrité physique mutilations génitales, et éducation.

Un aspect fondamental de la future loi sur la santé reproductive est l‘accès au meilleur niveau de santé et d‘information en matière de sexualité et de santé de la reproduction.

En effet, l’article 10 du projet de loi sur la santé de la reproduction dispose: «Toute personne a le droit de bénéficier des soins de santé de la meilleure qualité possible et de ne pas être exposé à des pratiques qui nuisent à sa santé. Toute personne a le droit d’accéder à des services de qualité et de proximité, sûrs, efficaces, abordables et acceptables. Toute femme a droit à un accouchement assisté par un personnel de santé qualifié».

M.Thiam



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