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Santé : La drépanocytose, une tueuse inconnue
Si la maladie n’est pas une fatalité, la drépanocytose semble l’être. Cette maladie méconnue du grand public continue de faire des ravages. Son traitement inaccessible, l’insuffisance de spécialités et de services s’occupant uniquement des drépanocytaires rendent leur situation encore plus difficile.
Même une journée lui est consacrée par les nations unies, le 19 juin. Cridem a fait un tour à l’hôpital national de Nouakchott pour en savoir plus sur cette grande inconnue.
Des drépanocytaires qui ont étalé leurs maux, désespoirs et espérances. Un seul médecin qui consulte, semble dépassé par l’immensité de la tache qui pèse sur ses épaules face à l’incertitude de ses nombreux patients dont il est l’unique espoir.
Depuis des années qu’ils luttent contre cette maladie, les drépanocytaires notent de maigres bonds en avant. Les médicaments et l’hospitalisation sont toujours hors de prix. Même la naissance d’une association des drépanocytaires n’y fait rien.
Plutôt si, ils y retrouvent réconfort moral. Mais la souffrance est toujours là, persistante, aigue, grave et douloureuse. Oui c’est une maladie grave et douloureuse, elle fait souffrir et tue. Découverte il y a un siècle, la drépanocytose est considérée comme la maladie des pays pauvres. Mais paradoxalement, son traitement reste très cher et non accessible à toutes les couches de la population.
Dans les couloirs de l’hôpital, nous étions au milieu de plusieurs patients qui visiblement fatigués avec le regard terne, la peau sur les os, soutenus par un proche. Il s’agit souvent de malades, venus pour une dialyse, à l’image de l’épouse de Mohamed Taleb.
Le couple haratine vient de Sélibabi dans le Guidimakha, et « depuis quatre mois nous sommes ici en plus de la cherté des médicamentent que prend ma femme, nous habitons dans la périphérie, à Bakale Allahou Akbou, et c’est trois mille ouguiya notre billet soit, 1.500 UM à l’aller comme au retour » se plaint le mari.
Combien de mauritaniens portent cette maladie, et combien en développent la forme la plus grave, qui est de type SS et qui est très mortelle ? Selon ce technicien de la santé, plus de 600 enfants naissent avec cette forme grave de la maladie.
Pourtant, ceci peut être évité par un dépistage prénuptial pour prévenir la maladie. Car, la plupart des gens ignorent qu’ils vivent avec la maladie. Or, cela vaut le coup de s’informer sur cette maladie onéreuse et douloureuse afin de prévenir ses enfants.
Il faut prés 1 million d’UM par an et par cas pour traiter un patient atteint de drépanocytose, confie cet accompagnant, croisé dans une clinique de la place où le Dr NDiaye de l’hôpital national, nous avait donné rendez-vous pour d’amples informations. Informations que nous aurons certainement avec lui inchallah le 19 juin prochain. On sait la maladie se manifestent par des douleurs osseuses aigues.
Ces crises peuvent s’aggraver et causer des hémorragies, anémie chronique, des infections nécessitant une hospitalisation et une transfusion sanguine pour soulager le malade. Des douleurs qui peuvent atteindre toutes les parties du corps, c’est pourquoi on dit que c’est une maladie qui fait appel à toutes les spécialités de la médecine.
Comment éviter la drépanocytose ? C’est éviter les mariages entre drépanocytaires. La drépanocytose ou anémie à cellules falciformes est une maladie du sang génétique, elle affecte les globules rouges. L’hémoglobine qui s’appelle A chez un patient normal chargé de transporter l’oxygène du corps jusqu’aux tissus de tout le corps.
En cas de drépanocytose, l’hémoglobine s’appelle S à cause de la forme de faucille que prend le globule rouge. D’où le nom drépanocytose qui signifie en grec « faucille ». Pour être malade de la drépanocytose, il faut avoir hérité de chacun de ses parents une copie du gène malade. D’où l’importance du dépistage prénuptial pour éviter de transmettre la maladie à ses enfants.
ADN