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Rupture entre la CUN et Pizzorno : Nouakchott replonge dans les immondices
Temps Forts - L’arrêt des activités de la société Pizzorno a eu des effets négatifs. En premier lieu, il a placé plus 2000 ouvriers dans l’inactivité. Ces derniers étaient, du reste placés en chômage technique, depuis l’annonce de la suspension des activités de Pizzorno.
L’annulation pure et simple n’arrange pas donc leur situation et met en évidence l’insouciance des responsables de la Communauté Urbaine de Nouakchott, concernant le sort de ces chefs de familles qui se retrouvent, malgré eux, au cœur d’une histoire de créances non payées à laquelle ils sont totalement étrangers.
Car, il faut le dire, le conflit est une affaire d’argent. Et on sait que les milieux d’affaires s’intéressent de près aux activités de Pizzorno qui n’ont pas toujours attiré de la bienveillance.
Pizzorno, n’est plus là, la CUN a pris la relève avec une rapidité déconcertante, mais avec une efficacité contestable. La saleté légendaire de la capitale revient en force, malgré la mobilisation de moyens humains et matériels, pour remplacé une société spécialisée dans ce domaine. Car n’est pas éboueur qui veut.
La Communauté Urbaine de Nouakchott a cru bon et suffisant de recruter des agents pour assurer le nettoyage de la ville. Elle a cependant oublié, que même les éboueurs ont un certain savoir-faire qui ne s’improvise pas. Au-delà de l’acte de nettoyer, il y a en effet, toute une stratégie de gestion des ordures, d’anticipation et d’éducation des populations.
Cela, sans oublier l’indiscipline de celles-ci. Dès lors, la question de savoir si, dans sa précipitation, la CUN, a eu le temps de concevoir un plan global pour faire face à la situation.
Les résultats de ses actions ne donnent pas à le penser, vu l’état des rues et des avenues. En quelques jours, en effet, les remplaçants de Pizzorno ont montré leurs limites. Les habitants de Nouakchott vivent presque au milieu des immondices. La situation est d’autant plus inquiétante que l’hivernage approche.
Ba Abou