13:10
Dialogue politique Mauritanie-Ue: Les arrêtes de l'accord de pêche
Mauriweb - Le renouvellement de l'accord de pêche entre notre pays et l'Union européenne, venu à expiration hier lundi, a constitué l'une des principales arrêtes du dialogue politique entamé à Nouakchott lundi entre les deux parties, constate "mauriweb.info".
Nonosbtant une convergence sur les questions politiques, ce dialogue politique, issu de l'Accord de Cotonou, se tient dans un climat de suspicion profonde suite aux accusations distillées par les défenseurs de de l'ex-colonel Cheikh Ould Baya, conseiller technique du ministre des pêches, présent à cette rencontre, accusant les "nazaréens" (les européens) de vouloir le destabiliser après ses propres révélations sur sa fortune de plusieurs milliards d'ouguiyas accumulée pendant qu'il était aux commandes de la Délégation à la surveillance des pêches et au contrôle en mer (DSPCM).
Des révélations faites sur son gain "litice" de 3 à 4 milliards d'ouguiyas sur les amendes de la Dspcm pendant 5 ans d'affilée. Une déclaration que l'homme lui-même avait faite dans un enregistrement vidéo pendant la campagne électorale des municipales pour lesquelles il était candidat à Zouérate. Des déclarations qui continuent de faire la boucle et des vagues sur les réseaux socciaux et dans les médias indépendants.
L'accord de pêche 20012-2014, l'un des plus favorables à la partie mauritanienne, n'a pu être reconduit en raison de divergences sur l'évaluation des captures des navires européens et la contrepartie financière réclamée par le négociateur mauritanien,rappelle-t-on.
Dans le dernier protocole les européens se sont vus interdire l'accès au poulpe contre une contrepartie financière de 110 millions d'euros (70 millions de la CE et 40 millions des armateurs). Dans le dernier protocole également, 60% des équipages à bord ont été mauritanisés.
Le dialogue politique entre les deux parties s'était déroulé en présence du premier Ministre, Yahya Ould Hademine, qui présidait la délégation mauritanienne alors que l'Ue était représentée par l'Ambassadeur Chef de la Délégation de l'Union Européenne et la troika des ambassadeurs de France, d'Allemagne et du royaume d'Espagne en Mauritanie.