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22-01-2015

19:00

Interdiction des sachets plastiques souples: Ferme volonté de l’Etat d'appliquer les mesures en vigueur

Traoré Baba - Le Conseil des ministres a, au cours de sa réunion du jeudi dernier, examiné le projet de loi portant pénalisation de la fabrication, l'importation, la distribution et l'utilisation des sacs et sachets en plastique souple.

Le Projet de loi traduit la ferme volonté du Gouvernement d'appliquer l'interdiction de la fabrication, l'importation, la distribution et de l'usage des sacs et sachets en plastiques souples. A cet effet il définit un arsenal de mesures répressives applicables en cas de contravention.

Ce projet de loi a été précédé par l’adoption et la mise en application du décret n°157-2012 qui constitue une décision courageuse prise par le gouvernement grâce aux instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

C’est dans ce contexte que pour mieux protéger l’environnement, les autorités ont encouragé l’utilisation des emballages biodégradables. Des panneaux publicitaires géants vantant de tels emballages avaient fait leur apparition, dès l’annonce de cette option, sur les avenues de la capitale et ailleurs dans le pays, pour appeler au respect de la mesure. Très rapidement, plusieurs opérateurs économiques se sont mis à changer pour utiliser des emballages biodégradables.

Cette mesure a fini, il y a quelques temps, par convaincre les populations des dangers de cette matière difficilement biodégradable sur la vie humaine, de l’animal et de l’environnement. Si cette mesure a connu, au début, des difficultés d’application, aujourd’hui, les Mauritaniens s’adaptent à force de campagnes de sensibilisation organisées par les pouvoirs publics, les ONGs et les associations de quartiers.

Des mesures dissuasives à l’encontre des contrevenants ont été prises : des peines de prison allant jusqu’à un an et des amendes pouvant atteindre un million d’Ouguiyas pour les fabricants, les importateurs et les utilisateurs. Cela est d’autant plus important pour notre environnement que la majorité des déchets d’emballages plastiques ne sont pas collectés pour être recyclés ou transformés. Généralement, ils se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre ou marin où ils sont parfois mangés par les animaux domestiques ou par des espèces marines entraînant, dans la plupart des cas, leur mort.

Des statistiques montrent que près de 80% de bovins tués aux abattoirs de Nouakchott sont porteurs de sachets plastiques dans la panse. Aussi, selon ces mêmes statistiques, 56 000 tonnes de déchets sont produits dans la seule ville de Nouakchott dont 25% représentent des sacs plastiques. Et, 70% des animaux meurent à cause des plastiques. Une étude du ministère de l’Environnement et du Développement durable révélait qu’un Mauritanien pouvait utiliser en moyenne sept sachets plastiques par jour, qui finissent souvent par terre entraînant ainsi une pollution environnementale.

Cependant, du fait de leur caractère non biodégradable, les sachets plastiques constituent un grave danger pour l’environnement. Un danger qui nuit non seulement à la santé des hommes et des animaux, mais aussi et surtout à la végétation et au cadre de vie. Selon des agents de l’environnement, les déchets plastiques constituent la menace la plus sérieuse pour l’environnement, pour la santé humaine et animale, en somme pour l’économie mondiale.

Baba D. Traoré




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