Cridem

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14-02-2015

13:51

Les cinq contre-vérités de Mohamed Habiboullah Sur « l’affaire Meyloud »

Mauriweb - Dans un article en date du 06-02-2014 paru sur le site Cridem, le pseudo-nommé «Mohamed Habiboullah », a voulu maquiller la vérité en intitulant son papier « Comment Meyloud s’est dépossédé des bateaux russes. », cherchant à culpabiliser Meyloud, après l’avoir dépossédé.

Aux faits bien têtus de cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, le Pseudo-nommé Habiboullah a voulu substituer un récit produit par sa propre imagination, pour induire en erreur le lecteur profane, car les professionnels du secteur savent parfaitement, quant à eux, comment l’omoplate a été découpée à la hache et goulument dévorée.

A en juger par l’autorité avec laquelle il parle, de sa connaissance des secrets les plus intimes des dossiers de la Garde-Côtes, on ne peut s’empêcher de penser, sans beaucoup de risques de se tromper, que derrière le pseudonyme de Habiboullah, inconnu au bataillon, se cache le tout-puissant Conseiller qui, entre autres mille tâches, supervise ce Corps, celui qui est le meilleur « ami » de Meyloud », qui ne lui veut que tout le bien du monde en lui arrachant ses partenaires et en bloquant ses affaires.

Mais passons. Et examinons dans le fond les arguments et les arguties avancés dans cette grossière déformation de la vérité, inspirée par une évidente mauvaise foi. Première contre vérité : « Meyloud n’a pas été dépossédé des bateaux russes. Il s’est dépossédé lui-même de ces bateaux »

Le manège, assez classique, est bien connu des officiers de la PJ (Police Judiciaire). Contre toute évidence, le bourreau se réfugie d’abord dans le déni et clame haut et fort qu’il n’ a rien à voir avec le meurtre et que la victime s’est fait Hara Kiri toute seule. Et ce, jusqu’à ce que la réalité le rattrape et que les preuves le confondent et l’accablent.

De Meyloud, l’auteur de l’article écrit, sans se tordre de rire, qu’il «a été déchargé par l’armateur parce qu’il a été incapable de résoudre le problème de ses deux navires. Et pourtant, poursuit-il, la procédure est simple et connue. Discuter et reconnaitre les infractions, négocier les montants des amendes ou faire une lettre d’engagement solidaire avec l’armateur aurait suffi pour libérer les deux bateaux »
Qu’un consignataire de plus de trente d’expérience comme Meyloud ne connaisse pas le b.a.ba de son métier, qui peut croire à ces fanfaronnades, ces rodomontades et ses gasconnades ? Ces procédures, le plus novice des consignataires novices les connait et y a recours chaque fois que nécessaire. Parce qu’elles ne lui coûtent pas un kopeck.

Chez nous, comme ailleurs, c’est l’armateur qui est responsable des infractions reprochées à ses capitaines. Et le consignataire, qui est son représentant, ne fait qu’agir en son nom et se conformer à sa volonté. Si l’armateur veut transiger, le consignataire transige en son nom, si l’armateur veut s’engager, le consignataire s’engage en son nom. Qui veut-on donc mystifier ?

La vérité est que la SMAP, par lettre en date du 15/12/2014 adressée à la Garde- Côtes, l’armateur, par lettre en date du 22/12 adressée au Ministre des pêches et le Président de la Fédération Nationale des Pêches ,le Doyen Mohamed Lemine Ould Hamoud, par ses démarches quasi quotidiennes auprès du Ministre, ont tous demandé, supplié, imploré l’application des procédures habituelles en pareille circonstance pour permettre aux bateaux de regagner la zone des pêches, sans davantage de retard. Mais en vain.

Ceux qui étaient en charge de la Garde-Côtes ne voulaient rien entendre, rien comprendre, rien accepter : ni transaction, ni engagement, ni libération des bateaux. Et il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Avec Meyloud, on ne voulait appliquer aucune procédure, parvenir à aucun accord parce que le dessein était prémédité : mettre l’armateur sous pression pour qu’il résilie son contrat avec lui. Après quoi seulement, pourrait être ouverte la négociation pour la libération des bateaux.

D’ailleurs, en privé le puissant Conseiller revendique son coup bas, s’en vante et s’en gargarise à l’envie. Pourquoi en public, il en rejette la paternité et se cache derrière ce faux-fuyant ronflant et pédantesque : « Meyloud s’est dépossédé des bateaux russes » ?

Deuxième contre-vérité : Au sujet des amendes des bateaux, le pseudo-nommé Habiboullah le jure , la main sur le cœur : « La seule facilité faite, dans cette affaire, l’a été pour l’ancien consignataire.: l’amende de King Dory a été ramenée de 360 millions à 300 millions . Sans nous dire de combien a été ramenée l’amende du second bateau.

Appréciez la fausse bonne foi. L’ancien consignataire qu’on pousse à la sortie sans aucun ménagement, on prétend au même moment lui jeter aimablement des fleurs et lui faire des facilités.

Et puis, si tant est qu’il n’ y a pas eu de tripatouillage dans cette affaire des amendes, ni de trafic d’influences, ni de promesses de faveurs de la part de la Garde-Cotes, quel peut être l’intérêt pour l’armateur de changer de consignataire ? Pour les beaux yeux du tout nouveau, tout beau consignataire ou pour sa baraka ?

Par ailleurs, tout Nouadhibou sait qu’un personnage très proche du Conseiller et totalement inconnu auparavant de l’armateur, a été nommé par celui-ci pour le représenter à la Commission d’arraisonnement. Du chapeau de quel prestidigitateur sort –il et quelle contribution était-il censé apporter dans la négociation des amendes ?

On veut nous prendre pour des enfants naïfs !

Troisième contre-vérité : « Le nouveau consignataire a été empêché par l’Administration de faire son travail 9 jours durant et Meyloud a utilisé tous les moyens pour immobiliser les bateaux et pénaliser l’armateur dont il se dit par ailleurs l’ami. ». Notez le changement de sentiments !

Ces bateaux-là, tant que Meyloud en était le consignataire, on s’en contrefichait. Qu’ils moisissent au Port des semaines durant, qu’ils soient en manque de gasoil ou d’eau, ou que leur cargaison se putréfie, on s’en donnait à cœur-joie.

Et du jour au lendemain, parce qu’ils sont passés à un autre consignataire, le Responsable de la Garde- Côtes en vient presque à verser des larmes apitoyées sur leur sort et à déplorer que leur nouveau consignataire ne soit pas installé dans sa nouvelle fonction, dès le premier jour, avec cérémonie et fanfare.

La vérité qu’occulte le pseudo- Habiboullah c’est qu’il y a une jurisprudence qui veut que le Ministère, avant d’acter le changement de consignataire, s’assure que l’armateur étranger a apuré ses comptes avec l’ancien consignataire.

C’est cette règle de bon sens et de droit que le Ministre a voulu faire valoir durant quelques jours, et à laquelle, hélas, il a fini par renoncer. Sans doute, parce que le nouveau consignataire et son compère ont fait beaucoup de rififi et de boucan dans son propre bureau pour l’en dissuader d’autant plus que son puissant Conseiller, peu respectueux des procédures, faisait des pieds et des mains pour qu’on passe le témoin, à son protégé.

D’ailleurs, le nouveau consignataire n’eut point besoin de l’agrément du ministre. Parce que, la Garde-Côtes, qui agit comme un Ministère dans le Ministère, avec ses propres circuits et sa hiérarchie parallèle, n’avait pas attendu pour l’ adopter et le chouchouter et rayer d’un trait de plume la SMAP de toutes ses listes.

Quatrième contre-vérité : Le pseudo Habiboullah qui , visiblement, partage pas mal d’ atomes crochus avec le nouveau consignataire et fait preuve de beaucoup de sollicitude à son égard, nous apprend que celui-ci « a accepté, dans un geste de générosité rare, contrairement aux usages, de ne pas débarquer les anciens équipages. » Décidément, les usages auxquels est accoutumé le vrai faux Habiboullah ne sont pas ceux du bon droit !

Heureusement , que les marins et la SMAP ne s’y sont pas fiés et qu’ils ont fait prévaloir, justement contre la volonté du nouveau consignataire, la réglementation qui stipule « que les contrats des marins restent valides, même dans le cas de changement de consignataire, même dans le cas de vente des bateaux. ». En droit maritime, les créances suivent le bateau en quelque main qu’il passe.

Cinquième contre-vérité : « Meyloud n’est pas évincé du secteur des pêches. Il consigne encore des thoniers japonais. Et il attend la signature de l’Accord avec l’UE pour renouer avec les Hollandais.

Visiblement le vrai –faux Habiboullah, regrette implicitement que Meyloud ne soit pas évincé du secteur des pêches, qu’il puisse encore faire bouger une jambe ou un pied. Quel manque d’humanité et de compassion !

Mais ces thoniers japonais dont il parle et que Meyloud consigne, où sont ils ? On ne peut en trouver trace ni dans les eaux mauritaniennes ni dans les listes de la Garde-côtes. Ni cette année, ni l’année d’avant. Mais peu importe, ils pêchent et débarquent dans l’imaginaire du Conseiller ou de son prête-nom !

Et où sont ces bateaux européens que Le Pseudo-nommé comptabilise comme actif ou activité de Meyloud ? Ils sont, depuis plus d’un an, dans la Mer du Nord , l’Océan Pacifique ou sous d’autres cieux , et leur venue, assez hypothétique en Mauritanie, dépendrait d’abord d’un Accord encore en phase de négociation et ensuite, dans l’hypothèse de sa signature, du bon vouloir de leurs armateurs.

Décidément avec ou sans bateaux, Meyloud continue à subir les foudres et les attaques de son détracteur déclaré. Frontalement ou sous un nom d’emprunt. Franchement, il est grand temps que l’omnipotent et omniprésent Conseiller lui fiche une paix royale !

B.C.



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