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Insécurité alimentaire aigue: Mauvaise production agricole et retard d'aide aux éleveurs
Mauriweb - Les ménages pauvres sont profondément affectés par l’insécurité aigue qui frappe le milieu rural alors que les éleveurs font face à la démission des autorités en rapport au programme d'assistance annoncé, note-t-on de source officielle.
Malgré les données optimistes portant sur une meilleure production 2014-2015, un rapport sur la situation alimentaire en Mauritanie indique que l’insécurité aiguë frappe «les cultures traditionnelles qui concernent surtout les ménages pauvres (qui) accusent, comparativement aux périodes citées, de fortes baisses ».
L’augmentation du riz irrigué bénéficierait plus aux promoteurs agricoles alors pour les ménages pauvres (Dieri et Walo), les productions « accusent respectivement des baisses de 41 et 85 pour cent par rapport aux périodes citées ».
Cet état de fait qui pourrait se prolonger jusqu’au mois de septembre 2015 aurait pour conséquence « une absence de stocks chez les ménages pauvres alors qu’en pareille période d’une année moyenne ces derniers sont importants ».
Par ailleurs, le monde pastoral n’est pas épargné. Il souffre déjà du retard du programme d’assistance promis par les autorités qui a précipité de 4 mois ses difficultés (intervenant normalement en juin et septembre) . Ses conditions devraient aussi continuer « de se dégrader par tout dans le pays, sous les effets d’une transhumance atypique » souligne le rapport sur l’insécurité alimentaire en Mauritanie.
Il semble même que « les éleveurs recourent maintenant à l’aliment bétail dont le sac de 50 kg de la qualité moyenne est acheté à des prix très élevés (entre 5600 à Nouakchott et 7500 MRO dans l’ouest de la zone agropastorale où il a déjà accusé une hausse 56.25 pour cent par rapport à la même période de 2014) ».
Pour les auteurs du rapport : « il y a déjà Crise (Phase 3 de l’IPC) insécurité alimentaire aiguë avec des écarts de consommation alimentaire attendus dans le centre-sud du pays causés par un profond déficit de leur production agricole annuelle, des conditions pastorales dégradées qui les poussent à de multiples ventes atypiques d’animaux à des prix bas et une forte baisse des revenus saisonniers».