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Le Centre Hospitalier de Sélibaby: Le calvaire continu des populations
Amadou Bocar Ba - A Sélibaby, ils sont nombreux parmi les usagers et les demandeurs de soins au centre hospitalier à reconnaitre que si l'espoir était permis avec la nomination du Dr Deh Abou comme directeur du centre que c’est n’est plus le cas.
C’est le retour aux pratiques qui poussaient les guidimakhanké à se faire consulter à Gakoura,Tafsirga au Mali et à Bakel au Sénégal.
Les va-et-vient entre les différents services du centre et le traitement réservé aux patients et ceux qui les accompagnent mettent les populations dans l’impossibilité de trouver satisfaction au niveau de cette structure sanitaire de laquelle dépend toute la région.
Et pour cause les responsables fuyant leurs responsabilités, se font remplacer par des filles et des garçons de salles, recrutés ou engagés suivant des liens de parenté avec un membre de l’administration, suivant l’influence et l’appartenance au même parti politique.
Une fois admis dans ce centre, après les premiers soins dit d’urgences c’est à une caissière, fille de salle, sans niveau et en excès de zèle que vous avez à faire avant de chercher à trouver en vain un autre garçon de salle, faiseur le roi puisque remplaçant son patron, le représentant de la caisse d’assurance maladie(CNAM) qui vaque à ses occupations sans soucis des torts qu’il cause aux malades assurés.
En effet le laisser-aller, le manque de considération pour les populations et les usagers au centre hospitalier de Sélibaby s’illustre par le fait vécu en ce jeudi 16 avril 2015 par un fonctionnaire de l’éducation nationale accompagnant une malade assurée admise aux services d’urgences à partir de douze heures passées. Ce dernier a été surpris par la réaction de la caissière à qui il a présenté une demande d’examen médical et des papiers qu’on remet aux malades assurés.
Ignorant que s’adresser à une fille de salle, caissière d’un centre hospitalier en sa possession un document d’assurance maladie est un tort, il irrita cette dernière à tel enseigne qu’il n’a même pas eu droit à une réponse.
Le bureau du représentant de la CNAM étant fermé, car ni lui, ni le garçon de salle, son remplaçant ne sont en place, le monsieur était dans l’obligation de payer comme un non assuré pour que la patiente puisse faire la radio thorax, demandée afin d’accéder à des soins nécessaires. Cependant son indignation est d’entendre le médecin de garde et le chef du service du personnel que le responsable de la CNAM se fait remplacer par un garçon de salle. Mais surtout quand ces deux responsables laissent entendre que c’est la Mauritanie. Comme c’était un modèle à suivre ?
Reste à savoir pourquoi une telle démission des responsables au niveau de ce centre ? A quoi sert de côtiser mensuellement pour une assurance maladie quand ce sont des filles et des garçons de salles qui privent les ayant-droits au vu et au su de tous ?
La surfacturation des médicaments, l’arnaque des patients, de ceux qui les accompagnent, la corruption ont été des pratiques connues de tous pour avoir caractérisé le quotidien des demandeurs des soins et leurs parents au niveau du centre hospitalier. Le manque d’assistance des indulgents et l’irrespect des usagers sont des maux qui, aujourd’hui, gangrènent le centre où les responsables s’effacent au détriment des subordonnés, nostalgiques de l’autre ère.
Amadou Bocar Ba