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05-05-2015

22:45

Ecosystèmes polaires et questions récurrentes dans les sciences de la vie

Sidi El Moctar Ahmed Taleb - Dans la littérature, on nous rapporte que les données collectées depuis 1952 avaient permis d’élaborer, en 1969, le premier document pouvant être considéré comme une référence en matière de biodiversité dans la zone de l’Antarctique.

Depuis cette date, des chercheurs multidisciplinaires, forts des divers progrès scientifiques et technologiques, ont continué d’intensifier les expéditions de recherche et de renforcer leur collaboration à l’échelle nationale, régionale et internationale.

L’un des fruits de cette solidarité exemplaire de la communauté des sciences de lamer, en a constitué un atlas biogéographique publié vers la fin de 2014. Celui-ci recense la vie marine dans l'océan austral et est l’œuvre de 147 chercheurs issus de 22 pays différents.

Cet atlas est une compilation de l’ensemble des séries de données disponibles depuis 1952 et des autres résultats des travaux récents effectués dans cette zone à caractéristiques spécifiques multiples (expéditions du Challenger britannique, du Capitaine Cook et de plusieurs autres).

De par ses apports, particulièrement dans les domaines de l’écologie, de l’environnement et de la biodiversité, cet ouvrage est sans doute une preuve éloquente des progrès extraordinaires réalisés dans l’étude des écosystèmes polaires. C’est vraiment aussi un exploit dans cette partie du parcours de l’humanité comprise entre deux extrémités dont les mystères restent presque entiers.

Autrement dit, l’origine, l’évolution et l’extinction du vivant et de l’univers qui l’abrite, restent des questions récurrentes dans les sciences de la vie, constituant ainsi des défis pour les meilleurs parmi les spécialistes de ces sciences; le défi majeur étant, là aussi, l’application d’une approche systémique au Grand Univers, c'est-à-dire celui qui englobe la biosphère et les innombrables petits univers que les astrophysiciens et les mathématiciens, faisant usage d’une géométrie non euclidienne (ou version révolutionnée de celle-ci), s’efforcent encore d’y pénétrer pour décrypter les mystères.

a)-L’origine de la vie et l’évolution du monde (biologie générale):

Il s’agit de voir dans quelle mesure sont devenus caducs tant les théories les plus plausibles en matière d’abiogenèse et d’évolutionnisme que le repère phylogénétique usuel, considéré plus ou moins consensuel depuis Carl Woese.

En plus des données des Livres Saints, le génie génétique, la relativité générale d’Einstein et la physique quantique de Michel Cassé, interpellent tout le monde à ce sujet. Plus explicitement, les réponses pouvant être apportées à la question de l’identification (i) de la racine de l’arbre généalogique du vivant (un hypothétique LUCA), (ii) du phénomène vie (âme) et (iii) du mécanisme dynamique interne de maintien de la vie d’une génération à l’autre, risque de démolir le socle de l’édifice bâti par la systématique et l’évolutionnisme depuis plus de 150 ans.

Il y a en effet des scientifiques soutenant que les formes de vie de notre monde actuel, proviennent d’un nombre restreint de spécimens standards créés ou apparus, au départ, séparément dans le temps (Univers, monde végétal, monde animal et enfin l’homme).

L’évolution historique des lignées issues de ces ancêtres référentiels serait un processus dominé par l’action de la sélection naturelle, les changements phénotypiques et génétiques et le phénomène d’adaptation de ces générations aux effets des variations climatiques cycliques et autres facteurs biotiques et abiotiques (conditions favorables et conditions défavorables ou catastrophiques mêmes, croisement, transplantation, clonage, etc.).

En un mot, il s’agit de privilégier une phylogénie horizontale (ancêtres multiples) à celle verticale consistant à considérer un seul « dernier ancêtre commun universel », dénomination proposée en 1996 par le biologiste Patrick Forterre.

Dans ces conditions, peut-on parler d’une biodiversité primitive ou initiale (absolue) en référence au nombre limité de spécimens créés à l’origine des trois catégories du monde des vivants et qui serait opposable à une autre définie par rapport aux lignées descendantes issues de chaque catégorie parmi l’échantillon initialement créé (biodiversité relative).

b)-La fin du monde :

La disparition du monde sous sa forme et son contenu tels que nous les concevons à partir du niveau actuel de connaissances et des projections pouvant en être faites, semble fatale.

Les divergences entre les philosophes, les métaphysiciens et les scientifiques qui prônent l’existence d’un deuxième monde éternel, résideraient surtout dans la nature de l’état (gaz, énergie, etc.) qui serait capable de conférer à un tel monde la propriété d’éternité.

A propos, la négation du temps par Einstein pour passer de la relativité restreinte à la relativité générale et puis du ‘’Vide’’ et du ‘’Néant‘’ par Michel Cassé (physique quantique), prédisposent à accepter la vision de ‘’l’éternité’’ qui s’apparente, dans une certaine mesure, avec celle de l’Islam, du Christianisme et du Judaïsme.

Par ailleurs, la grande surprise, pour ceux préoccupés par ce genre de débats, viendra le jour où on se sentira maître de la situation sur terre, c’est-à-dire croire disposer d’une connaissance parfaite des lois régissant le fonctionnement d’un monde que complique davantage pour ses habitants la coexistence symétrique ( ?) de ‘’l’infiniment grand’’ et ‘’l’infiniment petit’’.

Dr Sidi El Moctar Ahmed Taleb



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