Cridem

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22-05-2015

03:39

L'éditorial de Biladi

RMI Biladi - Qu’est-ce qui se passe réellement dans le littoral mauritanien, de Nouakchott jusqu’au niveau de Diango ? Tout au long de cet espace, on a constaté depuis quelques jours la mort de plusieurs espèces marines. Plus aucun doute ne subsiste. Il s’agit bien d’une pollution qui serait provoquée par du fuel qui proviendrait d’un super bateau russe qui a échoué le 11 avril dernier au large de Las Palmas (Espagne).

Pourtant, le 24 avril dernier, un communiqué du ministre des pêches, publié par l’agence de presse mauritanienne (AMI), tenait à rassurer tout le monde dans les termes suivants : "Le Chalutier pélagique russe "Oleg Naydenov" a coulé avec 1400 tonnes de carburant dans ses soutes le 11 avril 2015 au large des Iles Canaries suite à un incendie qui s’est déclenché à bord pendant qu’il était en opération au Port de Las Palmas".

"Du fioul continuerait, poursuit le communiqué, à s’échapper de son épave qui gît à 2400 mètres de profondeur au large des dunes de Maspalomas à une distance de 24 kilomètres de la côte espagnole".

Ce communiqué n’a cependant pas omis de préciser que le ministère des pêches et de l’économie maritime suit l’évolution de la nappe qui semblerait, selon lui, s’orienter vers une direction sud ouest du lieu du naufrage avant de souligner que le département prendra toutes les mesures qui s’imposent en cas de menace des côtes mauritaniennes.

On est aujourd’hui en droit de se demander où sont justement ces mesures annoncées par le département des pêches ? Pourquoi n’a-t-il pas pu constater la pollution avant qu’elle n’atteigne nos côtes et qu’elle provoque les dégâts qu’elle a provoqués dans la faune et la flore marine ?

Avait-il les moyens de parer cette catastrophe qui s’est déclarée dans nos eaux territoriales ? Que voudrait dire son communiqué du 24 avril ? Ou s’agissait-il tout simplement de fausses annonces qui ne correspondent à aucune réalité ?

Tout porte à le croire, tant il est évident que le ministère des pêches parait aujourd’hui démuni face aux dégâts que continue de provoquer la marée de fuel qui s’est abattue sur nos côtes.

Face à de telles bévues, on est en droit de réclamer des comptes. Et des têtes. Il est hors de question de croire à la fatalité pour justifier ce qui est arrivé. Non, il y a des coupables qui ont échoué dans leur mission et qui, par conséquent, doivent, au minimum, être sanctionnés.



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