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Atar /soif : Barrage de Hamdoun, la seule solution du présent et du futur
Adrar-Info - La direction de l’environnement au ministère du développement rural a supervisé en 2002, les études de faisabilité du projet de barrage de Hamdoun ,situé à 25 Km au sud d’Atar dans le Oued Seguelil. Ces études ont prouvé que l’emplacement géographique de ce barrage permettrait de retenir des milliards de mètres cubes d’eau de ruissèlement après chaque pluie.
(Tous les oueds, flancs de montagne et Batha des plateaux du nord convergent en effet leurs eaux dans le Seguelil) . Au niveau de Hamdoun l’étranglement du Oued favoriserait la capture de quantités maximales d’eau. L’étude a démontré que ces eaux retenues constitueraient un lac écolo-vital qui alimenterait une nappe phréatique souterraine permanente.
Laquelle nappe assurerait la bonne pousse des palmeraies et cultures vivrières le long du Oued jusqu’ à Yaghref , grenier de l’Adrar , en passant par Rag El Vitna, Jalla, Lemrayvig,Ain Ehel Taya. Une centrale de pompage d’eau serait installée pour, dans un premier temps, alimenter en eau douce, les populations d’Atar et d’autre part, irriguer les vallées fertiles de l’Amsaga à l’Est d’Atar où de nouvelles culture vivrières et palmeraies étaient prévues.
Par ailleurs ce barrage ferait de Hamdoun un site touristique privilégié. (Divers sports nautiques, escarpement de montagnes et falaises, voyages en montgolfières , escales des sortants et entrants à Atar etc..)
Le financement et exécution de ce barrage étaient pris en charge par le gouvernement de la Chine populaire. Au moment où les travaux allaient commencer en 2003, les populations locales (une dizaine de familles), faute de sensibilisation efficace, pensaient que ce projet porterait préjudice à leurs palmeraies et environnement immédiat. Elles ont donc demandé avec insistance au gouvernement son annulation pure et simple.
Après l’arrêt malheureux de cet important projet, l’Etat a orienté l’aide chinoise vers la réalisation d’ infrastructures administratives à Nouakchott. C’est ainsi que sans tarder, furent construits simultanément par les enfants du pays de Mao, les immeubles de la Primature, du ministère des affaires Etrangères, du ministère des affaires économiques , de la cour suprême et….. by by Hamdoun!!!
Aujourd’hui à Atar, les populations vivent d’énormes difficultés d’approvisionnement en eau douce. La salinité est montée dans les puits et forages qui alimentaient auparavant la ville.
Le gouvernement alerté a, depuis Nouakchott, envoyé sous le sceau de l’urgence, deux citernes. Un bienfaiteur local a mis gracieusement en service deux autres citernes. Mais où trouver l’eau douce ? A Tawaz au Nord et Ain Ehel Taya au sud les forages habituellement à mesure d’alimenter des citernes sont passés saumâtres.
Les puits d’eau douce de la périphérie se comptent au bout des doigts et font l’objet, de jour comme de nuit, de longues queues de vendeurs d’eau. A partir d’une potence sise dans l’Oasis Tezegrez , les citernes prêtées par le bienfaiteur arrivent à peine à assurer quelques voyages.
Certaines personnes préconisent de réhabiliter et mettre en service illico presto, le forage de Tachoutt ( situé à 500 m au sud de l’abattoir communal), creusé et testé au temps du président Ould Haidalla mais fermé depuis à l’exploitation. Un faible apport, mieux que rien.
Face à cette situation intenable, les populations averties estiment que la seule solution pérenne qui mettrait fin à leurs souffrances répétitives consisterait à retenir et viabiliser les eaux de pluie qui déferlent annuellement le long de Oued Seguelil. Aussi, ne demandent elles pas mieux au gouvernement que de reprendre rapidement et fermement la réalisation du barrage de Hamdoun dont l’étude terminée démontre tous les bienfaits.
En attendant, les canicules suffocantes s’invitent déjà et dans trois semaines les privations du ramadan seront à l’honneur . Ya ALLAH!
Ely Salem Khayar