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ZOOM sur l’Hémodialyse en Mauritanie : Témoignage émouvant d’un cadre hémodialysé
SOS Abbere - L'hémodialyse est une méthode d'épuration du sang par la création d'un circuit de circulation extracorporelle et son passage dans un dialyseur.Lorsqu'il existe une insuffisance rénale sévère, l'organisme se charge progressivement de substances qu'il convient d'éliminer par la dialyse.
La dialyse consiste à mettre en contact le sang avec un liquide stérile (le dialysat) dont la composition est proche de celle du plasma (le liquide qui compose 60 % du sang environ) au travers d'une membrane qui sert de filtre.
En hémodialyse ce processus se passe à l'extérieur du corps et la membrane est artificielle. A contrario, en dialyse péritonéale, les échanges se passent dans l'abdomen et la membrane est le péritoine. Dans les deux méthodes, les phénomènes physiques mis en jeu sont les mêmes.
Selon le Président de l'Association Mauritanienne des Hémodialyses (AMHIR).
Pour subir l'opération de la fistule le patient mauritanien doit payer 45000UM, plus 35000Um pour l'installation d'un cathéter, soit 80000Um, s’il veut dialyser normalement.
Il doit aussi prévoir, les médicaments d’accompagnement, exemple des antihypertenseurs, le calcium, le fer la vitamine D3, non encore couverts par la prise en charge des affaires sociales
Le nombre de mauritaniens atteints de cette pathologie à atteint 1500, dont la plus grande partie a dépassée les 50ans, en plus de ceux qui frappent la porte régulièrement candidats à être admis à la liste des hémodialysés
Peu importe, son pouvoir d’achat sa situation socioéconomique, pas d’interlocuteurs en ce sens, pas de recours non plus, nous sommes loin d’une révolution philanthropique.
Et, ce malgré, les fortes recommandations de solidarité et de fraternité en la matiére de l’Islam et nos riches valeurs culturelles et sociales.
L’Etat, subventionne des associations, dans plusieurs domaines de la vie courante de moindre importance, les droits humains, l éducation, l environnement la gouvernance ect..
Et, si la journée mondiale de l'insuffisance rénale qui coïncide avec le 13 mars de chaque année est l’occasion dans d’autres Pays de revoir les copies et d’apporter les corrections possibles et disponibles en faveur des hémodialysés.
Chez-nous elle passe presque inaperçue dans l’indifférence totale des décideurs, des medias et de la société civile.
Pourtant très actifs, sur d’autres sujets de société bien moins prioritaire sans valeur ajoutée sur la qualité de vie ou la santé de nos populations.
Seulement deux spécialistes en néphrologie, sont opérationnels, en plus de deux chirurgiens vasculaires dont un seul est opérationnel et une cinquantaine d'infirmiers.
La plupart des opérations échouent et le patient se trouve obligé de débourser le même prix, encore une fois, pour la reprise de l'opération.
Moustapha Saleck Dellahi, un cadre Ingénieur de haut niveau compétent et dynamique à peine 48 ans, en chômage sans assurance maladie s’est retrouvé dans le monde de la dyalise en mars 2012.
Suite, à une hypertension artérielle maligne de 12-24 mal suivie et mal soignée par les structures sanitaires de l’urgence et des cardiologues.
Il a été admis en urgence, durant 15 jours en diagnostic entre la gastrologie; le cardiologue et le pneumologue qui n’ont rien constaté.
Et par conséquent, ne l’ont pas orienté au nephrologue ou au radiologue pour faire l’échographie et n’ont pas notifié non plus l’analyse révélatrice de l’insuffisance rénale.
Il s’est fait évacué au Sénégal en urgence pour découvrir son insuffisance rénale au stade terminal. Il s’est pris en charge lui-même pour se faire évacuer en Tunisie à sa propre charge et les médecins tunisiens ont confirmé le diagnostic de ceux du Sénégal et l’ont fait systématiquement admettre en dialyse et lui ont conseillé une greffe.
Il pense, que l’insuffisance rénale est mal diagnostiquée par le manque de néphrologue et le manque de suivi des hypertendus qui finissent en dialysés par manque de suivi et conseil médical correct
Il dit avoir rencontré plusieurs malades à Dakar qui ont appris comme lui leur nécessité de dialyse au Sénégal après avoir désespéré de savoir ce qui leur est arrivé chez eux . Il a vu à des cas de personnes qui ont été admis en dialyse sans qu’il y est nécessité par faute de diagnostic correct de l’insuffisance rénale
Il pense que l’analyse mensuelle de la fonction rénale pour un dialysé ne se fait pas par manque de moyens du patient ainsi que les médicaments de l’hypertension et du calcium la prise en charge sociale se limite seulement à la séance de dialyse
Il déplore que le patient dialysé est abandonné à lui-même en proie à la maladie et les soins intensifs; le transport et la nourriture du malade ainsi que les évacuations sont à sa charge
SOS Abbere