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Environnement: Le soutient du g7 a la France sur le climat.
Après la rencontre du 1er décembre 2014 à Lima au Pérou sur le climat, la grand-messe s’est poursuivie avec la rencontre en Allemagne du G7 où l’ombre du réchauffement planétaire a plané.
Un intérêt pour la prochaine conférence très attendue en décembre 2015 à Paris, aura été au cœur des discussions. Avec la vingtième conférence des Nations Unies sur le climat (COP 20 pour les initiés) ce sont les représentants de 195 pays qui sont désormais impliqués sur un travail pour freiner le réchauffement climatique.
Les enjeux de cette conférence qui est déjà lancée sont multiples. + 4°C, c’est le réchauffement moyen de la planète d’ici la fin du siècle si nous ne faisons rien. Avec un rythme de croissance de +2,2% par an, les émissions de gaz à effet de serre mondiales font courir un grave danger à la planète. Les scientifiques préconisent une baisse de ces émissions suffisante pour limiter le réchauffement à +2°C.
Au-delà les conséquences sur le niveau des mers, les événements climatiques extrêmes comme les tempêtes ou sur la biodiversité seront difficilement prévisibles et donc incontrôlables. Pour réussir à freiner le réchauffement, chaque pays devra annoncer cette année « sa contribution nationale » à l’effort global.
-40 %. C’est l’engagement pris par l’Union européenne de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Au sommet du G7 il a été rappelé qu’en 2030 « les pays de l’E.U. devront avoir réduit leurs émissions de CO2 de 40% par rapport au niveau de 1990 ». Les 28 se sont aussi engagés à porter à 27% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique et à faire 27% par rapport à 1990.
De beaux engagements qui visent à remettre l’Europe en position de leader sur le climat dans les négociations internationales et à réduire sa dépendance énergétique, toutefois les ONG ont reproché le manque d’ambition de ces objectifs, des ONG largement représentées en Allemagne au sommet. La rencontre de Bonn du G7 espère entrainer dans son sillage des pays moins engagés à l’image du japon, le Canada et la Chine.
-28%. L’engagement des Etats-Unis, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin de de l’année était une grande première. C’était en novembre dernier en marge du forum de coopération Asie-Pacifique en concertation avec la Chine, qui elle aussi s’est engagée à réduire « ses émissions d’ici 2030 ».
Un accord timide qui a néanmoins le mérite de marquer le premier pas vers l’entrée dans le groupe des pays volontaristes de deux géants, jusque-là réticents à brider leur croissance économique pour préserver le climat.
Cela pourrait préfigurer de la ratification d’un accord mondial à la rencontre de Paris. En tout cas, avec les tendances actuelles, la pollution en Chine va atteindre un niveau tel qu’on ne pourra pas rester à Pékin avec un bébé. Pour les Etats-Unis, c’est la survenue de plus en plus d’inondations d’ici 15 ans à cause du réchauffement climatique.
100 milliards de dollars, c’est le montant de l’aide qui doit être accordé aux pays du Sud d’ici 2020 pour leur adaptation au changement climatique. Les pays en développement estiment que les pays riches, responsables de la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre, doivent les aider financièrement à s’adapter au changement climatique et à se développer de manière « verte ».
Ce fonds vert a déjà reçu 9 milliards de dollars de promesses de dons de la part d’une vingtaine de pays, dont un milliard de la France. Le Sud ne veut pas s’engager sans la certitude que ses besoins financiers seront satisfaits. C’est l’une des raisons de la présence de plusieurs chefs d’Etats en Allemagne à côte de ceux du G 7.
La conférence de Lima l’année dernière, a permis de mettre tout le monde d’accord pour aboutir « en 2015 à Paris à une ratification internationale d’objectifs chiffrés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ». La mobilisation planétaire sur le climat vient du fait qu’en 2014, plus de 300.000 personnes à New-York avaient envahi les rues pour demander aux chefs d’Etat, en marge d’un sommet de l’ONU, d’agir pour le climat. La France espère que cet engouement, renaissant après la déception de Copenhague en 2009, ne s’essoufflera pas.
ADN
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