Cridem

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17-08-2015

21:15

"Il ne nous reste plus que de boire l’eau de pluie"

La pression hydraulique à Nouakchott ne semble pas en augmentation constante, loin s’en faut : elle doit même être relevée pour étancher notre soif. C’est le sentiment de tous les mauritaniens qui ont soif, ballotés entre des délestages de plus en plus fréquents et une absence d’eau.

La Société Mauritanienne d’Electricité- SOMELEC- et la Société Nationale de l’Eau –SNDE- semblent se renvoyer la balle de ce manque d’énergie qui semble s’inscrire dans l’innovation. « Il ne nous reste plus que de boire l’eau de pluie » dit cet homme venu en voiture du quartier SAMIA, chercher de l’eau au quartier P K 7.

L’expansion démesurée de Nouakchott, s’est faite sans tenir compte de son assainissement, en banlieue, deux concessions sur dix ont un robinet, ce qu’il faut comprendre par ce fait, c’est que tous les habitants de ces quartiers consacrent autant de temps que nécessaire à la recherche de l’eau.

Les deux paltoquets de notre économie nationale à savoir, la SDE et la SOMELEC, qui certainement par une gestion opaque, sont apparemment en pleine traversée du désert, ne semblent donc être une consolation de ce fait à toute la population, encore moins de réduire sa vulnérabilité face à un choc social.

Certes, on peut se passer d’électricité, mais pas d’eau. L’eau c’est la vie. En énumérant la foultitude des déboires liés à l’eau et au courant qui nous accablent, on tombe dans la confusion de deux sociétés qui ont du mal à être à la hauteur de leur leadership national.

ADN

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