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La surpêche est bien le fait des hommes d’affaires
Actualités Mauritanie - Le monde de la pêche en Mauritanie doit admettre une fois pour toutes que l'heure n'est plus à la toute-puissance des comportements individuels, que l'omerta qui règne sur le milieu ne bénéficie qu'aux fraudeurs et qu'elle condamne à terme l'ensemble de la filière. L'heure n'est plus à la gouvernance molle. Il y a un prix à payer pour sauver les stocks actuellement en limite d'exploitation.
Nous vidons nos eaux territoriales. N'ayons pas peur des mots la surpêche est une catastrophe, comme l'agriculture intensive l'est pour l'appauvrissement et la désertification des sols qui provoque l'effondrement des ressources halieutiques. Continuer à surexploiter industriellement notre territoire maritime reviendrait à court et moyen termes à détruire le milieu.
La surpêche est bien le fait des hommes d’affaires qui, avec la bénédiction des pouvoirs publics, n'envisagent que l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt général.
La politique de la pêche n'a jamais été pensée sur le long terme, n'a jamais répondu à une stratégie autre que le maintien de la paix sociale dans les ports.
Des milliers des familles mauritaniennes dépendent de la mer, comment ne pas considérer la préservation des ressources halieutiques comme une lutte vitale pour notre survie ? Avec le retour prévu des navires pélagiques les risques des problèmes liés à la surpêche ne peuvent plus être niés, le nouvel accord de pêche risque également d’être bafoué.
Pourquoi Aujourd’hui le gouvernement se cache derrière les mots afin de violer le nouvel accord de pêche ?il faut analyser méticuleusement les raisons du désastre, quitte à prendre pour cible l'unique responsable : l'homme d’affaire Mauritanien.
Il est temps de frappé au coin du bon sens et de la préservation des espèces marines. Cette pêche irresponsable peut-être inversée par nos décideurs politiques, mais surtout des professionnels de la pêche désireux de vivre longtemps de leur métier, en bonne harmonie avec la mer, sans détruire les ressources naturelles.