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Le projet PDAI/ PRSA: des résultats probants
RIMECO - En Mauritanie, les activités économiques en milieu rural et particulièrement dans les sites d’intervention du PDAI /PRSA sont dominées par la production agricole et l'élevage, principales sources de revenus des populations.
Avant l’arrivée du Projet PDAI /PRSA, les exploitations familiales évoluaient dans un environnement socio-économique difficile : dégradation des terres, faible
diversification des activités, accès insuffisant aux intrants et aux matériels agricoles, etc.
Une situation qui avait fini par habituer les petits producteurs et productrices à de longues périodes de soudure et à l’exode massif des forces vives des terroirs villageois vers les centres urbains. Financé par la Banque Islamique de Développement, le projet intervient dans trois zones pilotes, ciblées selon les critères de potentiel agricole et de vulnérabilité : il s'agit des communes de Niabina (Moughata'a de M'Bagne, Wilaya du Brakna); de Lexeiba II (Moughata'a de R'Kiz, Wilaya du Trarza); et de Soudoud (Moughata'a de Moudjria, Wilaya du Tagant).
À travers la mise en œuvre de sa composante agriculture, le projet a son actif la réalisation d’aménagements pour des coopératives locales (Salah et Tewfiq pour l’antenne de Lexeïba et Sori Malé pour l’antenne de Niabina ). Pour soutenir la production agricole et afin d’encourager la petite mécanisation agricole, nécessaire pour faciliter et accélérer les opérations culturales et de post-récolte, le Projet contribue à faciliter la location à moindre coût des équipements et matériel agricole adaptés aux besoins de la petite exploitation agricole.
C’est ainsi qu’il a contribué à la location à moindre coût de 11 tracteurs, 2 moissonneuses, des semoirs, des canalisateurs et un chargeur en plus d’autres actions importantes sur le plateau de service. Il a également aménagé un périmètre de 44 ha en riz à Sori Malé au profit de 88 familles nécessiteuses, distribué des semences aux coopératives féminines et ouvert 2 banques de céréales.
Sur le registre de l'élévage, il élabore un suivi sanitaire des troupeaux par le traitement et la vaccination contre les 4 maladies les plus fréquentes dans la zone. A cela s’ajoute le programme d’amélioration génétique par l’insémination artificielle : 24 produits de croisement de races bovines françaises Montbéliarde et Tarentaine avec les espèces locales ont été réalisées avec succès pour augmenter la production de lait et de viande. En outre, des équipes mobiles et des auxiliaires ont été formés pour la gestion des dépôts de médicaments et la tenue de campagnes de déparasitage.
Après cinq ans de mise en œuvre, le coordinateur du projet Mohamed ahmed ould DIDI peut aujourd’hui se frotter les mains, pour ses résultats probants ; son projet est cité comme projet phare pour avoir touché directement plus de 2000 ménages vulnérables à l’insécurité alimentaire à travers le financement et l’encadrement. Il poursuit son œuvre d’amélioration des conditions de vie des groupes cibles se trouvant aujourd’hui encore sous le seuil de pauvreté.