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Épidémie de fièvre de Nouakchott : Dengue ? Paludisme ?
L'Authentique - Une étrange épidémie de fièvre sévit depuis l’entame de la saison hivernale à Nouakchott. Il suffit qu’un quelconque membre d’une quelconque famille soit atteint pour que tous les membres de cette famille soient contaminés.
Depuis les dernières pluies, aux urgences du Centre hospitalier de Nouakchott comme dans l’ensemble des centres de santé de la capitale, ce sont des dizaines voire des centaines de patients qui attendent quotidiennement pour se faire traiter d’une fièvre dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est « étrange ». C’est en effet l’avis du personnel médical qui continue d’expérimenter auprès des patients, des remèdes au cas par cas.
Chez la majorité des personnes infectées (40 à 75 % des cas), cette fièvre est asymptomatique, passant donc inaperçue, ou ne donne que peu de symptômes. Au début, il s’agit d’une légère fièvre qui entraîne une forte grippe. Elle évolue rapidement avec le malade qui présente brutalement une fièvre élevée avec des frissons, des céphalées au niveau du front, des douleurs musculaires et articulaires, des nausées, dans quelques cas, des vomissements.
La personne atteinte perd l’appétit. Elle ne mange pas et boit peu. Elle dort très mal le soir. Le jour, elle peut s’affaisser d’un moment à l’autre. Son corps chauffe et dégage beaucoup de sueur.
Le malade est paresseux et faible, si épuisé qu’il ne parvient même pas à porter un poids de 5 kilogrammes. Selon nombre de médecins, il y a risque de développer un syndrome de choc cardiovasculaire dont l’issue peut être fatale aussi bien chez les personnes âgées que chez les jeunes.
A début….
C’est en 2013 que cette fièvre est apparue pour la première fois à Nouakchott. Entièrement circonscrite dans la Moughataa de Teyarett, elle avait été appelée « fièvre de Teyarett ».
Elle n’épargna personne grands comme petits furent atteints qui se portèrent par centaines voire milliers dans les centres de santé. Rapidement, un remède fut trouvé qui consistait à administrer des perfusions d’antibiotiques aux malades. Rapidement, ce remède eut ses limites avec nombre de cas qui récidivaient.
Plus grave, dans bien de cas, la fièvre persistait. Le traitement du paludisme fut recommandé qui eut lui aussi ses limites. La fièvre persistait et très souvent, s’aggravait. Les malades perdaient du poids à vue d’œil, et leurs forces physiques leur échappaient. Devant cette situation de catastrophe, les médecins recommandèrent le repos total au lit.
Les malades devaient continuer à s’alimenter en nourriture et en eau en abondance. Les résultats étaient mitigés parce que même au cas où le malade se remettait, il continuait à perdre ses forces.
Les tradipratriciens furent sollicités qui proposèrent leur remède : la soupe de poulet et le repos. Les résultats ne furent pas meilleurs. C’est ce qui explique la propagation de l’épidémie qui s’est retrouvée à présent à Dar Naïm d’abord, Arafat ensuite, El Mina et Ryadh.
Depuis août dernier, c’est désormais toute la ville de Nouakchott qui est concernée avec des cas où des familles entières atteintes par la fièvre. Manifestement, le meilleur remède contre cette fièvre reste qui qu’ont découvert les familles nanties qui ont décidé de fuir de Nouakchott pour s’installer à la campagne, le cas échéant, au-delà des frontières géographiques de la capitale.
MOMS