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23-11-2015

13:10

Santé : la transplantation rénale : une nécessite imminente pour la Mauritanie

Après le sommet qu’a abrité Nouakchott, sur la néphrologie et qui a vu la présence d’éminentes sommités du monde Médical (France, Maroc, Algérie, Tunisie, Turquie, Côte d’ivoire , Sénégal) , avec la participation de l’agence de Biomédecine ( Etablissement des greffes en France), la faculté de médecine de Nouakchott et l’ordre national des médecins pour échanger sur le sujet des maladies rénales et plus particulièrement la prévention de ce fléau et également les perspectives de transplantation rénale en Mauritanie , Cridem est allé sur le fond du sujet avec le président de la Société Mauritanienne de Néphrologie ((SOMANEPH), M. Abdellatif Sidi Aly.

Selon de Docteur Abdellatif, L’insuffisance rénale chronique est devenue un problème de santé publique en Mauritanie avec à ce jour plus de 1200 dialysés pris en charge à 100% par l’état, avec comme principales causes le diabète et l’hypertension artérielle.

On note une augmentation progressive avec 150 nouveaux cas par an sur une étude faite en 2011 à l’hôpital national de Nouakchott. À l’instar de ce qui se passe dans le monde, la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique ne peut rester limitée à l’hémodialyse périodique.

La transplantation rénale est le seul traitement curatif de l’insuffisance rénale chronique terminale, la dialyse est un traitement de suppléance qui représente une prise en charge lourde avec un impact physique, psychique et social très important, a poursuivi le Professeur Abdellatif.

Selon ce médecin, l’état mauritanien est disposé à créer prochainement un centre de transplantation rénale sur les instructions du président de la république et dont le ministre de la santé se chargera de la dynamique d’exécution.

« La greffe rénale n’est pas seulement une médecine de pointe, elle est d’abord un projet de société basé sur un socle de générosité et de solidarité pour sauver des vies humaines. » il a également étayé les preuves de ce qu’il avance sur le don d’organes en disant que, « le don de rein n’a aucune répercussion puisque la survie du donneur à long terme, ne change pas, par rapport à la population générale.

L’impact économique est réel puisque la transplantation rénale coûte 2 fois  moins cher au patient, que la dialyse avec une qualité de vie incomparable »
. Ces journées seraient une première étape franchie, Il nous reste à engager le dialogue entre les religieux, le corps médical, les responsables et tous les acteurs de la société pour explorer ensemble les attitudes à adopter pour sa mise en place.

C’est dire que ce traitement change la vie des malades sans toutefois nuire aux donneurs. Le docteur Abdellatif et son équipe qui veulent réaliser cet objectif dans leur pays, « compte sur une plus ample sensibilisation du public pour l’atteindre ».

Les compétences en la matière existent, à travers des médecins mauritaniens qui s’assument et qui sont plus que disposés à venir en aide à leurs compatriotes, mais qui se heurtent à une société conservatrice et peu avertie, reconnait le médecin.

C’est l’une des raisons de « la rencontre très prochaine avec les oulémas pour expliquer que le don d’organes n’est point interdit par l’islam, bien au contraire ». Cette journée sera sous l’égide du Ministère de la santé, de la faculté de médecine de Nouakchott et de la société mauritanienne de Néphrologie. Pour la petite histoire, le premier arabe à bénéficier d’une transplantation est un ancien roi des lieux saints.

La Formation : Une étape importante également, à travers la société mauritanienne de Néphrologie , et les partenaires étrangers particulièrement en France avec le Professeur Lionel Rostaing Chef du Département de Transplantation d’organes au CHU de Toulouse : une sommité dans ce domaine, nommé meilleur médecin Français au Monde en 2013-2014, indique le journal français « La Dépêche », que le médecin a bien montré avant de poursuivre que dans le cadre de la formation, « nous allons commencer à envoyer à partir du mois prochain des médecins mauritaniens dans son service pour des perfectionnements en transplantation ».

C’est tant mieux pour l’accompagnement dans la mise en place du projet et la mise en place d’un registre épidémiologique fiable sur l’insuffisance rénale chronique à travers un partenariat et une coopération entre l’agence de Biomédecine (établissement des greffes en France) et le ministère de la santé.

Le docteur Abdellatif insiste sur le travail d’équipe car il s’agit d’une prise en charge multi disciplinaire, seul moyen pour faire avancer les choses. Il remercie ses collègues, qui sans eux ces journées n’auront pas eu lieu en particulier le Docteur Sidi Mohamed Mah.

ADN

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