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20-01-2016

23:30

Santé/ Le cancer, un mal entre la « malchance » et la génétique ?

Il semble que la plupart des cancers sont liés à des mutations génétiques aléatoires et non à des facteurs génétiques, laisse apparaitre la revue Science. Son enquête sur le sujet ne prend pas en compte les cancers du sein et de la prostate, les plus connus et plus répandus chez nous.

Le cancer est plus souvent dû à un « manque de chance » plutôt qu’à des causes génétiques, selon l’AFP et Destination santé, dans une conclusion du magazine scientifique du 2 janvier 2015, sur une enquête qui aurait pris en compte une grande variété de cancers.

A l’image du cancer de la peau qui vient en deuxième position chez les hommes après celui de la prostate. Sur les cancers chez adultes, les deux tiers peuvent être expliqués par des mutations génétiques aléatoires qui permettent aux tumeurs de grossir, et un tiers sont le fruit de facteurs génétiques ou d’un environnement défavorable.

L’étude oncologique a montré que l’on « peut accroitre (nos) risques de cancers en fumant ou avec d’autres mauvaises habitudes de vie », malgré tout, de nombreuses formes de cancers sont largement dues à un manque de chance et à une mutation de gène qui provoquera un cancer. Et ce, sans aucune relation avec le mode de vie ou des facteurs héréditaires.

Les personnes qui vivent longtemps tout en fumant, par exemple et celles qui s’exposent au soleil sans protection particulière, n’ont pas forcément de « bons gènes », la vérité est que la plupart d’entre eux ont plutôt une sacrée veine.

L’étude s’est penchée sur le processus naturel de renouvellement des cellules dans le corps humain. Celui-ci permet à nôtre corps de les remplacer lorsqu’elles meurent dans les différents organes. La recherche a compris depuis longtemps que les cancers pouvaient survenir quand les cellules souches commettaient de petites erreurs, des mutations.

Changer nos habitudes de vie sera très utile pour éviter certaines formes de cancer, expliquait le professeur Kassé, cancérologue sénégalais lors d’une émission, mais ce ne sera guère efficace pour d’autres formes de cette maladie sournoise qui ne se manifeste qu’en phase terminale. Selon lui, on devrait mobiliser davantage de ressources pour trouver des moyens de détecter ces types de cancers aléatoires.

En fait, la théorie admet que les cancers sont une maladie du vieillissement, « puisque les risques sont proportionnels au nombre total de divisions des cellules souches ».

ADN

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