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17-02-2016

22:00

Nouadhibou, Lumières du Nord : Pêche expérimentale de la langouste au menu

Lumières du Nord - Un atelier de deux jours sur la pêcherie de la langouste rose s'est déroule à l’IMROP entre le 15 et le 16 février.

Il s’agit de la restitution des données émanant des travaux des scientifiques de l’IMROP après une année de recherches. Les séminaristes se sont attelés sur quatre volets concernant cette pêcherie à savoir le zonage, le total admissible de captures ou TAC, les engins ou matériels devant être utilisés, la flottille qui doit en bénéficier singulièrement.

La cinquantaine d’invités composée, en particulier, de producteurs et d’armateurs tant de la pêche artisanale et côtière que de la pêche industrielle ont pris des positions mitigées sur les modalités et les critères d’accessibilité à cette ressource rare, bien prisée sur le marché international et à haute valeur ajoutée.

Selon certains armateurs, il ne faudrait pas ouvrir le zonage à telle enseigne que les bateaux nationaux ne puissent plus y accéder et ainsi le laisser à la merci des bateaux étrangers à même de pouvoir aller plus loin dans les eaux profondes. C’est une question de survie diront certains armateurs qui cherchent à défendre leur secteur contre la surexploitation et l’immixtion.

Pour que la pêcherie de la langouste soit durable il faut maintenir une gestion efficace surtout si l’on sait comme l’ont fixé les données de l’IMROP le TAC ne pourrait dépasser 700 tonnes métriques par année. Ce qui fait dire à un capitaine et propriétaire de bateau langoustier que l’arrêt biologique n’a pas sa raison d’être, il n’a pas besoin d’être réglementé ou légiféré car il s’érige obligatoire de lui-même. Deux mois seulement après l’ouverture de cette ressource et le TAC sera épuisé.

Si les artisanaux sentent l’intérêt qu’il y a de pêcher la langouste, tous vont demander dans le quota permissible une quantité de cette pêcherie. Il faut donc cibler le nombre de bateaux et les armateurs qui ont exprimé le besoin doivent être privilégiés dans le cadre du reversement, somment certains intervenants.

Parmi eux, certains ont remercié l’actuel ministre de la pêche M. Nani ould Chrougha pour l’intérêt qu’il porte au secteur et l’ont encouragé à aller vers l’avant afin de promouvoir le secteur et le préserver. Il s’agit surtout de continuer la recherche car comme l’a si bien dit le directeur de l’IMROP M. Mohamd MBareck ould Soueilim rien n’est définitivement arrêté tout est, ici bas, péremptoire et surtout imparfait. Les données proposées sur cette espèce dont l’espérance de vie peut aller jusqu’à 30 ans sont loin d’être définitives.

Notons qu’une synthèse des attentes des séminaristes vont être étalées devant le ministre le mardi 16 pour être rediscutées voire se transformer en recommandations. Ils sont tombés d’accord sur le zonage qui sied à cette pêcherie, trois propositions d’arrêt biologique (Août-déc, août-nov, 15 juin-15Nov), le TAC ( 450, 550 ou 600 tonnes métriques), le nombre de filets par bateau ( maillage de 180 mm, 220 mm celui réglementaire est de l’ordre 120 mm). En outre, le rapporteur a précisé que seule la flotte nationale devrait bénéficier de cette pêcherie.

Signalons que cette séance était présidée par Mme Izza Mint Jeddou, conseillère du MPEM, accompagnée de M. Camara Lamine directeur de l’Aménagement de la Ressource et des Etudes ainsi que El Hafedh ould Ejiwen directeur de la Coopération et de la Programmation.

Synthèse A.S





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