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Carnet de route. Déclaration des ches de sites du mvmt « Yonti »
Les réfugiés mauritaniens du mouvement « Yonti » qui signifie en langue poular : Assez ! Viennent de faire une déclaration adressée aux autorités du pays d’accueil et au Haut Commissariat aux Réfugiés du Sénégal et à son principal associé l’Office pour le développement et la coopération – OFADEC, une structure agricole qui a fait son dépôt de bilan depuis es années 90 et qui ne doit sa survie qu’avec la présence des nombreux réfugiés qui peuplent la vallée.
Selon une déclaration datée du 25 février 2016, le mouvement Yonti déclare que le gouvernement sénégalais, le HCR et l’Ofadec ont « entamé une campagne de sensibilisation pour un profilage qui consiste à demander aux réfugiés mauritaniens de faire un choix entre trois option proposées à savoir :
Le rapatriement volontaire, la délivrance du permis de séjour, et a naturalisation » Le mouvement « fustige d’abord la méthode unilatérale adoptée, la non implication des responsables réfugiés et l’entêtement du gouvernement sénégalais et du HCR de pousser les réfugiés au sacrifice suprême et ce malgré le manque de volonté de l’autorité mauritanienne de respecter le protocole tripartite de 2007, base du premier rapatriement fallacieux le Sénégal et la Hcr, semblent encourager la politique de dénigrification (beydanisation) ».
Au moins d’êtres amnésiques, tous savent que le rapatriement volontaire est complètement hypothéqué d’autant plus que ceux qui étaient rapatriés reprennent le chemin du retour, faute de mieux dans leur pays d’origine et deviennent apatrides ».
La déclaration s’est interrogée sur « la délivrance du permis de séjour, n’est –il pas tard pou des réfugiés qui ont vécu 27 ans au Sénégal. L’obtention d’une carte de séjour nécessite la régularité de son détenteur pour son éventuelle prorogation ; le réfugié mauritanien, n’est pas dans ce cas d’où l’inefficience de son établissement »
Le mouvement Yonti d’estimer « que le discours souvent tenu par le HCR, pour l’application de a close de cessation nous semble erronée parce que la spécificité du cas du réfugié mauritanien est unique » souligne M. Abdoulaye Diop le président du mouvement qui poursuit de par le monde « leur nationalité est reconnue » alors que la Mauritanie continue à nier les leurs et aucune solution durable n’est préconisée par e HCR, note-t-il.
Yonti en appelle à « la responsabilité du gouvernement sénégalais de trouver une solution définitive à e douloureux problème qui a tant duré et qu’il cesse de privilégier ces intérêts au détriment des pauvres victimes que nous sommes ».
Le mouvement exhorte tous les « hommes épris de pais et de justice à ‘s’impliquer pour rappeler la Mauritanie la raison afin d’éviter un éventuel affrontement, car le mouvement est farouchement déterminé à reconquérir ces terres et à faire valoir ses droits sur sa propre terre ».
ADN
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