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Nouadhibou / HONGDONG : Une idée géniale vidée de son contenu
Nationinfo - Au lendemain de notre Indépendance Nationale, la Mauritanie a noué de solides relations avec la Chine. Elle intervient dans plusieurs domaines : les exemples les plus frappants sont : le stade olympique, l’ancienne Maison des Jeunes, le Port de l’Amitié…
Pour rester dans ce registre, elle a construit une usine à Nouadhibou qui porte le nom de l’une de ses villes : HONGDONG. Cette infrastructure qui témoigne de la solidité de nos liens séculaires, fût solennellement inauguré par son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz.
Elle se voulait porteuse d’espoirs pour de nombreux capitaines de bateaux qui y trouveront leur gagne-pain, tout en résorbant le chômage. Idée somme toute géniale d’un Président de la République visionnaire… Mais elle fût complètement détournée de sa quintessence.
En effet de véreux gestionnaires abusent de leur autorité pour exploiter des capitaines qui ne savent plus où donner de la tête. Cette usine dispose d’une centaine de bateaux, mais dont 40 sont opérationnels, l’équipage est Mauritanien.
Pour ce qui de la prise les 10% reviennent à l’usine HONGDONG les 90% sont divisées en 2 parties 45% versées à la partie chinoise et les 45% restantes à notre pays. Cette gestion est désastreuse aux mains d’une poignée de personnes, qui exploitent sans vergogne des capitaines désemparés. Pour étayer nos propos le Kilo du Poulpe vendu sur le marché à 2200 Ouguiya est racheté à ces misérables Capitaines à 1600 Ouguiya à prendre ou à laisser. Tous ceux qui refusent de se plier à cet arbitraire sont tout bonnement débarqués sans aucune forme de procès.
Nous voulons mettre à nu un tel système, une telle injustice, un bel laisser-aller qui a trop perduré. L’idée généreuse du Président de la République a été complètement faussée, dénaturée au profit de quelques intérêts personnels, alors que la masse croupit dans la misère, la souffrance, l’exploitation pour des lendemains incertains…
Une fois que les Capitaines tentent de s’organiser afin de combattre cette injustice récurrente, ils sont passibles, au licenciement. Il y a une autre capture de poulpes communément appelée ‘’ PR’’ est achetée à 1000 Ouguiya, alors que les autres Capitaines indépendants les vendent à 2000 Ouguiya.
Nous lançons un vibrant appel aux pouvoirs publics de nous extirper de la gueule du loup qui veut nous engloutir. Nous demandons de la rescousse ! Nous pratiquons une pêche artisanale et côtière.
Nous déplorons un manque criant de matériels. Les bateaux peuvent emporter jusqu’à 400 nasses, alors que nous ne disposons que 250 nasses ou même moins de fois. Nous osons espérer que notre appel n’est pas entré dans des sourdes oreilles.
Le Stéphanois !