22:45
Sebkha : ADSIM organise des causreies pour sensibiliser sur les pratiques sociales préjudiciables aux femmes et aux filles [PhotoReportage]
Ong ADSIM - Dans le cadre de l’accord signé entre le Gouvernement Mauritanien et l’Union Européenne, le programme de l’union Européenne pour la Société Civile et la Culture(PESCC), a attribué une subvention à l’Association développement Social Intégré (ADSIM) pour mettre en œuvre le projet intitulé "Promotion des droits de la femme à travers les organisations féminines" (Coopératives, Tontines) à sebkha.
Dans ce cadre, des causeries ont été organisées par les relais des coopératives à Sebkha. Ces causeries ont eu lieu à Couva, Basra et ancien Sebkha le 05, 10 et 11/06/2016, auxquelles ont participé 224 femmes.
Dans ces causeries, les relais ont expliqué aux participantes les droits de la femme dans des thèmes suivants:
Les pratiques sociales préjudiciables aux femmes et aux filles :
Les pratiques sociales préjudiciables aux femmes et aux filles constituent des formes de violences à l’égard des femmes qui se manifestent à travers des pratiques sociales traditionnelles assez répandues à savoir :
• Les mutilations génitales féminines
• Le mariage précoce
• Le gavage des filles
La riposte contre ces pratiques à permis de prendre des mesures au niveau national visant à les éliminer à savoir :
La mise en place d’une cellule MGF au niveau du Ministère des Affaires Sociales de l’enfance et de la famille.
La promulgation d’une fatwa en 2010 interdisant les mutilations génitales féminines (MGF)
Les objectifs de développements durables ODD à l’horizon 2030
Les engagements du pays au niveau des ODD vont contribuer à l’amélioration de l’accès des femmes à leurs droits.
Egalité de genre
• Niveau accessibilité
• Niveau capacités
• Niveau réputation d’intégrité
Les lois et cadre de protection des droits de la femme en Mauritanie
Loi organique 2012-034 sur l’accès des femmes aux mandants électoraux adopté en 2012
La stratégie nationale d’institutionnalisation genre adopté en 2015
Les lois suivantes consacrent des droits spécifiques aux femmes et filles
Les textes internationaux des droits de la femme ratifiés par la Mauritanie.
Ces instruments internationaux interdisent les discriminations fondées sur le sexe ou la race :
La déclaration Universelle des droits de l’homme (au niveau de l’article 2)
La charte africaine des droits et des peuples au niveau de (l’article 2)
La convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
La convention des droits de l’enfant consacre des droits aux filles (art 2 : non discrimination (tous les droits s’appliquent à tout enfants sans exception) et Art 34 : relatif à l’exploitation sexuelle)
La convention internationale des droits des personnes handicapées consacre à l’article 6 des droits aux femmes handicapées.
Droits de la femme consacrés par le code du statut personnel (CSP)
Le CSP est une section du code civil qui traite des règles qui organisent le statut de la personne au sein de sa famille (mariage, divorce succession, etc).
Il contribue à la protection et à la stabilité de la famille et à la préservation des droits particulièrement des femmes et des enfants.
Le CSP a pour source la CHARIAA, singulièrement le rite malékite dans sa version dominante, ainsi que la législation moderne dans ce domaine.
Le CSP est souvent lié à la femme parce que les droits de la femme étaient bafoués, en l’absence de ce code qui comporte 313 articles répartis en quatre libres.
Droits de la femme consacrés par la convention pour l’élimination de toutes les formes de violences à l’égard des femmes ( CEDEF)
Article 2 : les Etats parties condamnent la discrimination raciale et s’engagent à poursuivre par tous les moyens appropriés et sans retard une politique tendant éliminer toute forme de discrimination raciale et à favoriser l’entente entre toutes les races, et, à cette fin :
Chaque Etat partie s’engage à ne se livrer à aucun acte ou pratique de discrimination raciale contre des personnes, groupes ou institutions et à faire en sorte que toutes les autorités publiques et institutions publiques, nationales et locales, se conforment à cette obligations.
Article 5 (CEDEF) : Conformément aux obligations fondamentales énoncées à l’article 2 de la présente Convention, les Etats parties s’engagent à interdire et à éliminer la discrimination raciale sous toute ses formes et à garantir le droit de chacun à l’égalité devant la loi sans distinction de race, de couleur ou d’origine nationale ou ethnique, notamment dans la jouissance des droits suivants :
a) Droit à un traitement égal devant les tribunaux et la justice
b) Droit à la sureté de la personne et à la protection de l’Etat
c) Droit politiques
d) Autres droits civils
e) Droits économiques, sociaux et culturels
f) Droit d’accès à tous lieux et services destinés à l’usage du public
Les relais ont aussi expliqué comment la femme était traitée avant l’islam et ont détaillé tous les droits accordés à la femme par l’islam.
Les relais ont remercié le Programme de l’Union Européenne pour la société civile et la Culture (PESCC) pour l’appui financier attribué à l’ong ADSIM, qui leur a permis de bénéficier de la formation sur les droits de la femme, et souhaiteraient la multiplication de ce genre formation.
Source : ONG ADSIM