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02-12-2016

21:30

L’AFCF en collaboration avec l’IPAO et l’UE célèbre la Journée anti-discrimination à l’égard des femmes [PhotoReportage]

RMI Biladi - En collaboration avec l’Institut Panos pour l’Afrique de l’Ouest (IPAO) et sur financement de l’Union européenne, l’AFCF a célébré- ce 28 novembre à Nouakchott et plus précisément à Dar Naim - la journée anti-discrimination à l’égard des femmes. Cela au moment même où le monde célèbre 15 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

La célébration de la journée en question aura donné à Salimata Sy - vice-présidente de l’AFCF et coordinatrice du projet Briser le silence lever les tabous, mieux informer sur les Violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest lequel est financé par l’UE et mis en œuvre par l’IPAO dont l’AFCF est le partenaire pays de saluer les retombées du projet en question qui tire à sa fin.

«C’était 3 ans d’accompagnement fructueux pour briser les tabous des VBG et le soutien des défenseurs des victimes», dit-elle. Elle a affirmé qu’en «dépit des combats menés depuis quelques décennies pour la promotion des droits des femmes, ces dernières continuent de subir des violences et de vivre des discriminations.

Si la femme en milieu urbain jouit d’une certaine liberté, celle du monde rural reste totalement persécutée et marginalisée». Elle a laissé entendre que «la recrudescence de la violence contre les femmes a atteint son paroxysme : viols et assassinats parfois ces actes sont commis par des hommes sensés éduquer et sécuriser les populations et ses biens».

Comment dépasser ces tares ? Selon Salimata Sy, «la Mauritanie doit respecter ses engagements (harmoniser, intégrer dans les législations nationales, publier dans le journal officiel et appliquer) ; Création des tribunaux spéciaux chargés des VBG ; réviser le code pénal ; adopter une de loi sur les MGF et violences conjugales, assurer la vulgarisation des lois ; lutter contre l’impunité en application de protocole de Maputo, mettre en mouvement des mesures pour changer les mentalités et lutter contre les tabous dont sont victimes les femmes ; renforcer la présence des femmes au niveau des sphères de prises de décision, donner plus de fonds pour la prise en charge des VBG ; créer un comite de veille et de suivi sur la prise en charge des VBG».



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